En échangeant Laurent Ciman, l’Impact a sonné la fin de la lune de miel avec ses partisans.

Le sport à Montréal, ça va mal!

CHRONIQUE / Êtes-vous un partisan du Canadien ? Ou de l’Impact ? Ou des Alouettes ? Si vous avez répondu oui à l’une de ces trois questions, c’est clair que vous ne vous amusez pas beaucoup par les temps qui courent.

Honnêtement, je ne me souviens pas d’une époque où toutes les équipes de sport professionnel de Montréal avaient été aussi mal en point. Car ça va mal pour tout le monde !

Pour faire changement, attardons-nous d’abord à l’Impact, qui vient d’échanger Laurent Ciman, défenseur efficace et joueur très populaire auprès des partisans.

Depuis 2012, soit depuis que l’équipe a fait le saut en MLS, l’Impact jouit d’une immunité auprès des médias, principalement, et des amateurs, dans une moindre mesure. Montréal est enfin dans la grosse ligue de soccer, on est contents, on est heureux et on pardonne sans trop de mal à la formation des saisons ordinaires, des changements continuels d’entraîneurs et des décisions douteuses. Mais on est dans la grosse ligue et juste ça, c’est bien en masse pour le moment...

Du moins, c’était bien en masse. Car les choses viennent de changer avec la transaction qui a envoyé Ciman au Los Angeles FC. Depuis mardi soir, les critiques pleuvent et l’Impact se fait joyeusement ramasser sur les réseaux sociaux. À lire ce qui s’écrit sur Twitter, y’a plusieurs abonnements de saison qui ne seront pas renouvelés...

La lune de miel est finie et l’heure est venue pour l’Impact de livrer la marchandise et de se comporter en organisation sérieuse. Et ça commence dans les plus hautes sphères de l’organigramme avec Jœy Saputo, qui a tendance à se comporter comme feu George Steinbrenner, qui faisait la pluie et le beau temps alors qu’il était propriétaire des Yankees de New York.

Ceci, en passant, n’était pas un compliment.

Les Alouettes

L’Impact est tout croche, mais il suscite encore de l’intérêt. La situation des Alouettes est plus préoccupante puisqu’on sent que les amateurs ont commencé à décrocher. Et ça, c’est la pire chose qui puisse arriver à une organisation sportive.

Les sièges vides étaient parfois nombreux la saison dernière au stade Percival-Molson. Et ils risquent d’être encore plus nombreux en 2018 si les gens ne voient pas poindre un brin d’espoir à l’horizon.

Le directeur général Kavis Reed ne reviendra pas en tant qu’entraîneur en chef, ce qui est déjà une excellente nouvelle. Mais il doit maintenant trouver le bon homme et procéder aux changements de personnel appropriés. Devant l’évidence, il est condamné à réussir.

Car dans ce cas-ci, il en va de la survie de la concession. Rien de moins. Mais est-ce que Reed est la bonne personne pour ramener les Alouettes dans la bonne direction ? Ça, c’est une autre histoire...

Le Canadien

Même si on constate une baisse d’intérêt, la survie du Canadien est loin d’être menacée. Car gagne ou perd, on parle de l’équipe tout le temps, ne serait-ce que pour chialer.

Le Canadien est à la merci des humeurs de ses partisans. Lorsque l’équipe a remporté cinq victoires de suite, les gens ont recommencé à agiter leur drapeau tricolore et ont recommencé à croire solidement aux chances de leur club de faire les séries et même d’aller loin. Mais là, à la suite des trois dernières défaites, la déprime a repris toute la place. Et on recommencera à triper quand les p’tits gars de Claude Julien vont en coller deux en ligne. 

Même si c’était leur idée, croyez-vous vraiment que Geoff Molson et Marc Bergevin seraient capables de vendre un plan de reconstruction à des partisans aussi instables ?

C’est drôle à dire, mais les fans du Canadien n’aident pas toujours leur équipe.