Le show Poulin

COMMENTAIRE / Pour la première fois, j’étais convaincu. J’avais enfin devant moi le premier joueur repêché par le Phœnix qui atteindra un jour les rangs de la LNH. Et pourtant, il n’était même pas le premier choix de l’encan 2017 de la LHJMQ. Mais il en avait toutes les allures.

À côté de lui se trouvait Alexis Lafrenière, qui fait encore tourner les têtes de tous les amateurs et recruteurs. Deux joueurs bien différents.

Ce fameux jour du 3 juin à Saint John, je repensais au moment où le Phœnix faisait de Daniel Audette la première sélection du repêchage en 2012. Le petit attaquant semble encore bien loin de la LNH.

Ensuite, il y a eu Jérémy Roy. Lors de sa toute première saison, on se demandait qui allait percer le plus facilement entre lui et Thomas Chabot. Ce dernier vient de signer une entente de 64 millions avec les Sénateurs d’Ottawa. Retardé dans son développement par les blessures, Roy évolue pour sa part dans la Ligue américaine.

Et finalement, Evan Fitzpatrick. Le gardien tente actuellement de tracer son chemin jusque devant le filet de la grande ligue. Rien n’est assuré.

Dans ces trois cas, je n’étais pas certain. Mais dans celui de Poulin, il n’y avait pas de doute : déjà imposant pour un joueur de 16 ans, Samuel Poulin avait déjà un avenir prometteur.

Le capitaine du Phœnix disputera peut-être sa dernière saison dans le junior majeur. Avec tous les joueurs qui l’entourent, la fenêtre d’opportunité de l’équipe est immense. Et celle de l’an prochain se rétrécit, sans toutefois disparaître selon la stratégie qu’empruntera Jocelyn Thibault.

Chose certaine, Poulin sera la tête d’affiche du Phœnix, et ce, plus que jamais. Et même partout dans la LHJMQ, en étant le premier joueur de la LHJMQ repêché en 2019.

Il sera dominant. Il attirera les foules au Palais des sports. Jusqu’au mois de mai, peut-être.

Cette année, ce ne sera pas seulement la saison du Phœnix. Ce sera aussi le show Poulin.