Ma troisième place obtenue à Antigonish m’a permis de croire que je peux performer d’ici la fin de la campagne sur les ovales de Saint-Eustache, Loudon et Jukasa.

Je n’abandonne pas!

CHRONIQUE / Avec trois courses à faire à la saison, j’occupe le quatrième rang du classement de la série canadienne de NASCAR. J’ai 27 points de retard sur Andrew Ranger et mon ami Kevin Lacroix et cinq sur Louis-Philippe Dumoulin. Si, la semaine dernière, je vous disais que mes chances de remporter le championnat étaient pratiquement nulles, je vous dis aujourd’hui que je vais me battre jusqu’à la fin.

Je vais me battre jusqu’à la fin parce que, quand je regarde ça, je me dis que tout est possible. Est-ce que je peux gagner trois courses de suite ? Oui ! Est-ce que Andrew, Kevin et Louis-Philippe peuvent être malchanceux ou simplement obtenir des résultats ordinaires ? Oui ! Je vous le dis, tout est possible !

En fin de semaine, on s’en va à Saint-Eustache, où j’ai fini deuxième il y a un an. Vrai que c’est sur ovale, où j’ai obtenu ma part de difficultés cette saison, mais la troisième place que j’ai ramenée d’Antigonish, il y a quelques semaines, m’a encouragé pour la peine et me permet de croire que je peux performer d’ici la fin de la campagne sur les ovales de Saint-Eustache, Loudon et Jukasa.

À Antigonish, j’avais une bonne voiture capable de se battre avec celle de Jason Hathaway, le vainqueur, et D.J. Kennington, qui a pris le deuxième rang. J’avais enfin l’impression qu’on avait ce qu’il fallait pour aller à la guerre sur ovale.

Évidemment, la course à Saint-Eustache va représenter quelque chose de spécial puisqu’il s’agira de la dernière épreuve de la série Pinty’s à cet endroit. Vous le savez, la piste fermera ses portes à la fin de la présente saison, le propriétaire Alan Labrosse ayant ni plus ni moins été obligé de vendre son complexe à la Ville, qui a l’intention d’utiliser le terrain pour bâtir autre chose.

Je trouve ça triste. Le stock-car perd un endroit mythique, une piste qui a été témoin de grandes performances et qui a lancé la carrière de nombreux pilotes. En fait, à chaque fois qu’une piste ferme ses portes au Québec, ça me fait mal.

Je n’ai jamais gagné à Saint-Eustache, mais ça reste un endroit où j’aime courir. La configuration n’est pas la même que sur les autres ovales, les gens sont près de l’action, c’est vraiment une piste qui a un cachet unique. En plus, ce n’est pas très loin de la maison.

Saint-Eustache à l’extérieur du portrait, il ne restera plus que deux endroits au Québec où la série canadienne de NASCAR sera présente : Vallée-Jonction et Trois-Rivières. J’espère qu’on assistera, le plus vite possible à part ça, au retour du Circuit ICAR de Mirabel à l’intérieur du calendrier de la série. Et pourquoi, éventuellement, à l’arrivée de Granby !

Au pays de Kevin

Saint-Eustache, c’est aussi le pays de Kevin Lacroix. Mes propos dans ma chronique d’il y a une semaine ont fait jaser et je m’y attendais. Est-ce que j’ai peur de la réaction des fans de Kevin à mon égard ? Non. Moi, je m’en vais là pour courir, pour gagner, pas pour faire ou avoir des problèmes.

Au sujet de Kevin, je terminerai là-dessus : j’espère qu’il a compris le message. C’est un bon pilote, mais il doit comprendre qu’il y a des choses qui ne se font pas.

On se reparle la semaine prochaine !

Propos recueillis par Michel Tassé