J'aurai essayé...

CHRONIQUE / Après avoir essayé divers trucs afin de tenir tête à mon cellulaire et de l’utiliser de manière moins régulière, je l’avoue... j’ai échoué lamentablement. 

La semaine dernière, un mois après avoir pris conscience que j’avais fait usage de mon téléphone 37 heures en sept jours, je viens de constater que j’ai passé sur mon cellulaire... 38 heures pour le même laps de temps. En plus, j’ai tenté bien des choses pour ne pas l’utiliser trop souvent!

Au moins, personne ne peut me reprocher d’être inconstant!

Sérieusement. Le contrat de mon appareil vient à échéance au mois d’octobre prochain et celui-ci est si usé à la corde, que le haut-parleur servant à écouter mon interlocuteur lors d’un appel a lâché. Je dois maintenant faire mes entrevues téléphoniques avec l’aide de mes écouteurs, du dispositif mains libres ou, comme mes collègues adorés de la précédente génération, en utilisant le téléphone fixe du bureau! C’est un bon signe que je l’emploie de façon... exagérée. 

Ça, c’est sans parler de la batterie du cellulaire, qui est tellement finie, que je dois compter sur un étui qui double la capacité de ma charge initiale. Est-ce que mon portable est bon marché? Peut-être, aussi... 

Rechute

Après plusieurs jours sans jouer, une rechute dans l’enfer du jeu Candy Crush peut expliquer mes déboires de cette semaine. J’ai perdu une demi-heure par jour à détruire ces bonbons virtuels, le plus souvent dans les entractes des parties de hockey (bon, je suis rendu au niveau 1734, il faut bien avoir quelques passe-temps dans la vie!)

Je constate que mon achat de l’application SpotiFy a aussi nui à ma consommation, puisque je me suis perdu à quelques reprises dans les bons vieux succès des années 70 et 80 de Queen, de Supertramp et de Guns N’ Roses. J’ai savouré leurs morceaux à plusieurs reprises au cours de la semaine. 

Cependant, c’est encore l’application Facebook qui arrive à la tête de ma liste. En effet, seulement sur cette app, j’ai passé 11 heures au cours de la semaine. La problématique, selon moi, c’est de recevoir une notification et de passer plusieurs minutes à « scroller » et à « stalker ». Pour régler cette situation, j’ai bloqué la plupart d’entre elles. Plusieurs notifications sont selon moi impertinentes, comme les événements près de chez moi auxquels mes « amis » participent, les nouveaux éléments en vente sur le Marketplace (mon porte-feuille va me remercier), les anniversaires (désolé les amis si je manque votre fête) et les vidéos en direct. Celles-ci, entre autres, ont été désactivées. 

J’ai également sorti l’artillerie lourde en programmant Facebook pour qu’il puisse m’avertir lorsque j’aurai gaspillé 30 minutes quotidiennement sur mon application. On verra ce que ça donnera. 

Je ne pourrai certainement pas abaisser mon temps passé sur Facebook à zéro, puisqu’il s’agit d’un outil important dans le domaine journalistique. 

Et vous, vous avez essayé de quantifier votre utilisation ? Vous avez des solutions que vous aimeriez me suggérer? Partagez-le avec moi en envoyant un courriel tbrochu@latribune.qc.ca.

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Accro à son cell... un mois plus tard

Un mois après s’être lancé des défis technos, William Bélisle et Marie-Claude Paradis-Vigneault se sont donné des trucs afin de déposer leur cellulaire plus souvent.

William Bélisle a réalisé bien des choses en installant l’application Moments et en se donnant le défi de perdre moins de temps sur son téléphone intelligent. Son premier truc est bien simple : avant d’ouvrir ses applications Facebook ou Instagram, il se demandait s’il avait vraiment du temps à perdre à « scroller ».

« Je passais 3 à 4 h par jour sur mon cell avant que je le réalise, indique celui qui s’était confié à La Tribune à propos sa cyberdépendance. Maintenant, je passe un maximum d’une heure et demie. J’ai eu une petite rechute depuis que mes cours universitaires sont recommencés. »

De plus, William Bélisle a relancé son entreprise. « J’ai redémarré ma petite entreprise de peinture et j’ai un autre projet avec mes amis, donc je n’ai pas vraiment de temps à perdre. L’heure et demie de cell, c’est surtout du Messenger, car je suis en recrutement. Avant, c’était Facebook et Instagram au haut de la liste », confie-t-il.

Le jeune entrepreneur de 20 ans s’est trouvé un truc de la vieille école. « Je me suis acheté un petit livre dans lequel je me tiens une liste de choses à faire. J’ai essayé de la rédiger dans l’application Notes de mon téléphone, mais les applications comme Facebook et Instagram sont trop attirantes », explique-t-il, ajoutant qu’il garde ce livre dans son sac ou dans son coton ouaté. Il profite donc de ses temps libres pour ouvrir son petit livre, plutôt que d’ouvrir son écran. 

Marie-Claude Paradis-Vigneault, elle, a aussi fait attention à son temps d’utilisation. À deux reprises, elle a réussi le défi de passer 48 heures sans son appareil. Somme toute, Mme Paradis-Vigneault passe moins de temps sur son cellulaire qu’elle le pensait. 

« Je voulais passer 48 heures par semaine sans aller sur les réseaux sociaux, rappelle-t-elle. C’est arrivé deux fois en cinq semaines. Ça m’a fait le même effet qu’au mois de décembre, je deviens un peu hyperactive. Je fais de la popote, je lis, je fais du coloriage. Ce sont des petits symptômes de manque, mais c’est positif, je peux utiliser ce temps de manière plus créative. »

« J’avais installé l’application Moments, mais je l’ai enlevée après quelques semaines pour des raisons éthiques. Je n’étais pas à l’aise d’avoir une application qui enregistre l’utilisation de mon temps sur les réseaux sociaux, continue-t-elle. Ceci étant dit, je l’ai utilisée durant deux semaines et j’ai réalisé que je passais moins de temps que je le pensais sur les différents réseaux sociaux. J’y vais souvent, mais pas longtemps. »

De plus, celle qui travaille comme attachée de presse de la députée Christine Labrie se rend compte qu’elle ne manque pas grand-chose. « Ce que je n’ai pas vu dans les deux derniers jours, je peux le rattraper en dedans de 10 minutes. Je prends conscience que je perds du temps à y aller souvent. » 

Quel est son truc pour ne pas consulter son cellulaire? « J’ai enlevé les sonneries pour toutes les applications autres que mes textos. Les journalistes m’écrivent généralement par textos. Comme j’entends moins de sons, je suis moins portée à aller les prendre. Je n’ai pas besoin de savoir dans l’heure près si quelqu’un a commenté ma photo », résume-t-elle.