Au cours de son entrevue avec Mario Dumont, mardi, Vincent Marissal est passé au tu et à toi avec l’animateur, parce que, a-t-il dit, on se connaît depuis tellement longtemps. Et qu’a fait Dumont? Il a continué de le vouvoyer.

Mes clins d’œil de la semaine

Le coté sombre de la force

Pas facile pour un journaliste de sauter la clôture pour se lancer du «coté sombre de la force». Il faut un certain temps pour comprendre qu’on n’est plus copain-copain avec les anciens collègues. Au cours de son entrevue avec Mario Dumont, mardi, Vincent Marissal est passé au tu et à toi avec l’animateur, parce que, a-t-il dit, on se connaît depuis tellement longtemps. Et qu’a fait Dumont? Il a continué de le vouvoyer, confirmant ainsi la distance qui venait de se créer entre les deux hommes. C’est comme ça aussi quand on devient patron dans une entreprise. Nos anciens collègues ne nous regardent plus de la même façon. C’est normal, mais ça fait mal.

***

Gabriel Nadeau-Dubois, Manon Massé et Vincent Marissal.

Torticolis solidaire

Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé n’auraient pas dû participer à la conférence de presse de Marissal. D’une part, il n’a pas encore obtenu l’investiture du parti dans Rosemont. Leur présence a donné l’impression que la porte est fermée aux autres candidats. D’autre part, Nadeau-Dubois et Massé ont tellement opiné du bonnet en écoutant les propos de Marissal qu’ils ont du prendre un torticolis. Plus encore : comme Marissal était au centre et qu’il les dépassait d’un bon pied, on avait l’impression de voir le chef avec ses deux plantes vertes. De la mauvaise télé, mais bof! Ça n’a aucun impact sur leurs chances de former le prochain gouvernement.

***

Catherine Fournier.

La recherche de Catherine Fournier…

Ils sont jeunes mais ils ont pris la plume pour s’exprimer. Je parle de Catherine Fournier, du PQ, et de Simon Jolin-Barrette de la CAQ. J’ai été franchement impressionné par le livre de Fournier : une brique de 240 pages où elle appuie ses opinions sur des statistiques, des études ou des faits vécus. J’ai aimé que son travail ne porte pas que sur les torts du système incarné par les libéraux. Elle parle, par exemple, des difficultés de faire passer des idées dans le programme de son propre parti. Sa conclusion? «Pour la première fois depuis 50 ans, la génération des baby-boomers est en train de se faire surclasser en nombre. Cette fois, ce sont les milléniaux qui mèneront la barque. Mais nous ne devons pas manquer le bateau».

***

Simon Jolin-Barrette.

… et la confiance de Jolin-Barrette

Tout comme Catherine Fournier, Simon Jolin-Barrette lance un appel à la mobilisation de la jeunesse. Son manuscrit de 122 pages en gros caractères n’offre pas une recherche comme celle de Fournier. Il s’agit plutôt de réflexions (sans cycnisme), dit-il, sur la vie politique et nos défis collectifs. Tout comme sa collègue du PQ, on y voit à l’occasion un brin de naïveté. Les individus fortunés, dit-il, «ne devraient pas disposer d’un accès privilégié aux politiciens». Il a raison en théorie, mais en théorie seulement. Parlez-en à François Legault… Je lui ai reproché, par ailleurs, d’avoir colporté un préjugé à l’endroit des baby-boomers, dont je suis, qui ont vécu à «une époque bénie» selon lui. Faudra que je lui explique…

***

Boucar Diouf.

Boucar Diouf en politique?

On aurait presque pu croire à cette possibilité en le voyant patiner sur la question de Guy A. Lepage à Tout le monde en parle. «Tu vois que je suis déjà politicien», a-t-il lancé lorsque Lepage lui a fait remarquer qu’il n’avait pas répondu. Ses propos suivants ont fermé la porte à cette possibilité : «La chose m’intéresse beaucoup, mais j’ai des jeunes enfants et je veux les voir grandir. Donc ça ne m’intéresse pas vraiment la politique active». Question : et quand les enfants seront grands? Elle n’a pas été posée.

Parlant de Tout le monde en parle, ce sera au tour de Vincent Marissal ce soir. Jean-François Lisée sera rivé à son petit écran.