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L’utilisation fréquente des médias sociaux par des adultes est associée à davantage de symptômes anxieux et dépressifs.
L’utilisation fréquente des médias sociaux par des adultes est associée à davantage de symptômes anxieux et dépressifs.

Prenons une pause des réseaux sociaux

Georgia Vrakas, Ph. D., psychologue et ps.éd.
Professeure agrégée, Département de psychoéducation UQTR, campus de Québec
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CHRONIQUE / Il y a quelques jours, sur mon fil Twitter, j’ai vu passer une nouvelle concernant une possible troisième vague de la COVID-19. J’ai figé et j’ai ressenti un mélange de stupéfaction, d’impuissance, de tristesse, de colère et d’anxiété. Cela en fait des émotions! J’ai commencé à lire le texte et j’ai décidé d’arrêter. Je me sentais trop découragée pour en apprendre plus. Troisième vague? Je ne savais même pas que la deuxième était terminée! Bref, pour ma santé mentale, j’ai décidé que de lire en continu des nouvelles sur la COVID et de son évolution n’était pas une bonne idée.

Des études sur les impacts de l’utilisation des réseaux sociaux pour s’informer de la pandémie démontrent un lien négatif avec la santé mentale. Plus précisément, l’utilisation fréquente des médias sociaux par des adultes est associée à davantage de symptômes anxieux et dépressifs chez ceux-ci que le reste de la population. Évidemment, on ne peut pas faire de lien cause à effet. Toutefois, ces résultats sont inquiétants considérant que la santé mentale des gens est fragilisée depuis le début de la COVID.

Il est tout à fait normal de passer plus de temps sur les médias sociaux dans le contexte de mesures de confinement et de distanciation physique : on sort moins et on se retrouve plus souvent qu’avant devant nos écrans. Et bien sûr, on veut rester informé de la situation qui change de jour en jour. Cependant, cela ne signifie pas de rester rivés à nos écrans et de suivre en direct ce qui se passe, côté coronavirus. Il faut garder en tête que les nouvelles à ce sujet sont souvent négatives. Un des facteurs qui contribue au bien-être durant la pandémie est d’avoir accès à de l’information juste et positive. Pour nous aider à garder espoir, il faut aussi être exposés aux éléments positifs qui ressortent de cette crise sanitaire, comme par exemple l’entraide et les élans de solidarité citoyenne. Oui, on traverse une période difficile, mais tout n’est pas négatif. Être capable de voir le positif qui existe également dans nos propres vies actuellement, c’est aussi ça l’espoir.

Des occasions de sortir

Que faire alors pour entretenir une meilleure santé mentale dans un contexte où les réseaux sociaux sont quasi-omniprésents?  Bon, il serait facile pour moi de vous dire de diminuer le temps passé devant vos écrans alors que mon Facebook et Twitter sont ouverts sur mon ordinateur pendant que j’écris ce texte. Que voulez-vous, je suis psychologue, mais je suis un être humain avant tout...  

Comme vous, j’ai besoin de me sentir connectée aux autres et j’utilise les réseaux sociaux, entre autres, pour ce faire. Mais suis-je obligée de passer beaucoup de temps sur Twitter et Facebook afin de rester à l’affût de chaque petite nouvelle concernant la pandémie? Non. Ce n’est ni nécessaire ni souhaitable.

Une bonne nouvelle est qu’on est en déconfinement partiel. Certaines activités sont de nouveau permises (en respectant les mesures sanitaires en vigueur), même en zone rouge, dont les marches et activités extérieures avec un petit groupe d’ami.e.s, des visites aux musées, biodômes, planétariums, insectariums, jardins botaniques, entre autres. Ceci signifie que nous avons maintenant plus d’occasions de sortir de chez nous et de voir des gens que durant les périodes de confinement. 

La semaine de relâche approche à grands pas. Je fais partie des gens qui ont (très) peur que, à la suite de cette semaine-là, on assiste à une recrudescence des cas de COVID. Cependant, je sais que plusieurs d’entre nous avons besoin de cette pause pour préserver notre santé mentale. On veut pouvoir en profiter pour faire ces petites activités permises en famille et entre ami.e.s. Vivement le contact social — dans le respect des mesures sanitaires! Cette semaine de relâche contribuera peut-être à nous insuffler de l’espoir. On en a grand besoin considérant la crise sanitaire qu’on traverse depuis le 13 mars dernier. Profitons-en pour prendre une petite pause des réseaux sociaux et de prendre soin de nous-mêmes et de nos proches. 

En terminant, je vous suggère d’aller consulter les activités qui sont offertes dans votre région pour la semaine de relâche

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OUTILS

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