Shana Ross et Laurie-Anne Houde, étudiantes en soins infirmiers, ont sensibilisé les jeunes aux dangers des rayons UV pour prévenir le cancer de la peau dans le cadre d’une activité de la Société canadienne du cancer à l’UQAC, mardi.

Gare aux coups de soleil

CHRONIQUE / La Société canadienne du cancer était de passage à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), mardi, pour sensibiliser les jeunes aux dangers des rayons ultraviolets (UV) et pour prévenir les cancers de la peau avec l’appareil Photomaton UV, qui prend une photo de votre visage à trois millimètres sous la peau, pour détecter les dommages non visibles à l’œil. Je croyais recevoir de mauvaises nouvelles, avec toutes ces années passées à la pêche sans protection pour le visage, mais heureusement, le Photomaton n’a rien révélé d’inquiétant.

« Ce n’est pas un outil de diagnostic. C’est un outil de prévention », a précisé Shana Ross, étudiante en soins infirmiers, qui participait à l’activité de sensibilisation.

Elle a regardé ma photo pour détecter les dommages causés par l’exposition au soleil, et il n’y avait rien d’inquiétant sur l’image, même si j’ai passé ma vie à m’exposer au soleil sans protection.

« N’oubliez pas de porter un chapeau et des vêtements longs quand c’est possible. Il faut utiliser des crèmes solaires avec un facteur de protection de 30, qui protègent à 98 pour cent. Il faut en appliquer une quantité grosse comme une balle de golf pour tout le corps et répéter au deux heures, ou plus fréquemment s’il y a sudation ou baignade », a ajouté Laurie-Anne Houde, aussi étudiante en soins infirmiers.

Jessica Lavoie, agente aux services à la communauté pour la Societe canadienne du cancer

Oubliez le bronzage

« La sensibilisation est très importante. Nous étions au Cégep de Saint-Félicien, lundi, et notre visite a été très appréciée. Il y a de nombreux étudiants qui vont travailler en milieu forestier ou sur le terrain pour l’aménagement de la faune. Ils ont l’intention d’être plus vigilants », a fait valoir Jessica Lavoie, agente aux services à la communauté de la Société canadienne du cancer.

« Même si le bronzage est encore considéré comme un signe de santé par certaines personnes qui aiment bien avoir un beau teint, ce sont souvent les gens qui travaillent à l’extérieur qui sont le plus exposés au soleil et aux dangers des rayons UV », indique celle qui met aussi en garde contre les lits de bronzage, qui ont le même effet sur la peau.

Les deux étudiantes en soins infirmiers qui m’ont sensibilisé après mon passage dans le Photomaton m’ont d’ailleurs exhibé la photo d’un conducteur de camion qui avait la peau toute fripée du côté gauche de son visage, qu’il a exposé toute sa vie à la fenêtre baissée de son camion.

Sur une autre photo, on pouvait aussi remarquer la différence sur la peau du visage de jumelles, dont une a travaillé à l’extérieur toute sa vie et l’autre à l’intérieur. La première montrait des signes de vieillissement très apparents.

Photo du visage d’un homme ayant exposé le côté gauche de son visage en conduisant son véhicule la vitre ouverte

Les préposées ont fait valoir que le cancer de la peau est au troisième rang des cancers les plus fréquents chez les jeunes filles de 15 à 29 ans au Québec et au quatrième rang chez les jeunes hommes. Il faudra penser à tout ça lors de nos activités extérieures.

Mauvaises habitudes

Quand j’étais jeune, j’appliquais de l’huile pour bébé sur le corps de mes sœurs. Elles se faisaient bronzer dans la cour arrière de la maison ou sur les terrains gazonnés de Shipshaw pendant que les gars se « pitchaient à balle ». Étendues sur leur chaise longue, elles tenaient parfois entre leurs mains une espèce de réflecteur en aluminium pour griller davantage. Le soir, elles regardaient la marque de bronzage laissée par leur bikini.

J’ai déjà pleuré comme un bébé sous une douche d’eau froide pour apaiser les brûlures d’un coup de soleil. J’ai déjà passé la soirée dans une piscine pour adoucir des coups de soleil aux cuisses, en plus d’avoir passé quelques nuits couché sur le dos, incapable de supporter le moindre drap sur mon corps brûlé par le soleil.

On a probablement tous connu des épisodes d’insolation, ne serait-ce que sur le dessus du nez ou des oreilles, pour nous rappeler qu’on ne veut plus vivre ce genre de sensation.

Photo de deux soeurs jumelles, une ayant travaillé toute sa vie à l’intérieur; l’autre, à l’extérieur

Faire la tranche de bacon

Si, autrefois, se coucher comme une tranche de bacon au soleil en se tournant sur les côtés, pour cuire de façon égale, était chose courante, le bronzage sans protection est un peu irresponsable aujourd’hui avec tout ce que nous savons sur les risques de cancer de la peau.

Il arrive parfois, malgré toutes nos mauvaises expériences, qu’on oublie de se crémer.

Ce genre d’oubli se produit quand on joue au golf ou après une journée de vélo. Avec pour conséquence des coups de soleil derrière les mollets, sur les avant-bras et les oreilles.

Ça arrive aussi quand on joue torse nu autour de la piscine ou lors de travaux à l’extérieur.

Shana Ross et Laurie-Anne Houde étudiantes en sciences infirmières, ont sensibilisé les jeunes aux dangers des rayons UV pour prévenir le cancer de la peau dans le cadre d’une activité de la Société canadienne du cancer à l’UQAC, mardi.

Ça arrive aussi en ski alpin, lors des journées ensoleillées au printemps, alors qu’on ressemble à un raton laveur avec les traces de nos lunettes de soleil autour des yeux.

Ça arrive aussi lors de l’ouverture de la pêche à la ouananiche, quand on passe la journée sur le lac Saint-Jean par une froide journée ensoleillée, sans se méfier du reflet du soleil sur l’eau. Le soir, on se retrouve le visage en feu et avec de bonnes brûlures sur le dessus des mains. On ne se méfie pas, car il fait froid, mais le soleil, lui, n’a pas froid aux yeux.