Jaden Schwartz a marqué le but gagnant, jeudi soir, pour permettre aux Blues de St-Louis de prendre les devants 3-2 dans leur série qui les oppose aux Jets de Winnipeg.

Chaque détail compte

CHRONIQUE — EN SÉRIES / Dans une série chaudement disputée, entre deux équipes de même calibre, le plus petit détail peut faire une grosse différence.

Les Blues de Saint-Louis nous en font une nouvelle démonstration, jeudi soir. Ils ont réussi à pousser les Jets de Winnipeg au pied du mur en marquant un but in extremis, dans la dernière minute de la troisième période.

Un but marqué grâce à une lame de patin qui a brisé au parfait moment.

C’est sérieux.

Alors que s’écoulaient les dernières secondes de la troisième période, les entraîneurs des deux formations préparaient déjà leurs stratégies en prévision de la prolongation.

Le deuxième trio des Blues, lui, étirait sa présence sur la glace.

En réalité, deux membres du trio — Jaden Schwartz et Oskar Sundqvist — étiraient leur présence. Brayden Schenn n’avait pas eu le choix de rentrer au banc, à cause de son équipement défectueux.

Tyler Bozak l’a remplacé. Frais comme une rose, il a pu appuyer l’attaque en se pointant le long de la rampe, du côté droit. Là, il a cueilli la rondelle pour l’envoyer dans l’enclave.

Schwartz n’a pas eu trop de mal à compléter la manœuvre.

Après le match, Schenn a été le premier à reconnaître que tout cela n’aurait pu se produire sans le bris de sa lame. « Je suis gaucher. Même si j’étais resté sur la glace, je n’aurais jamais été capable de compléter cette passe aussi rapidement. Bozak est droitier. Quand il a ramassé la rondelle, il a pu l’envoyer vers le filet tout naturellement », a-t-il souligné avec justesse.

Ce but a fait mal. Après le match, le gardien des Jets, Connor Hellebuyck, bougonnait devant son casier.

« Ce but, c’est un peu comme s’ils avaient été chanceux en jouant à la machine à boules ! La rondelle a rebondi un peu au hasard et elle s’est retrouvée juste où il fallait, sur le bâton de leur joueur. C’est dur à digérer. Nous avons formé la meilleure équipe, ce soir », a-t-il déclaré.

Pour garder son équipe en vie, Hellebuyck devra trouver un moyen de digérer cet échec, très rapidement.

La série se transportera une fois de plus à Saint-Louis. Les Jets feront face à l’élimination pour la première fois sur la patinoire du Enterprise Center, samedi soir.

Hellebuyck a été plutôt efficace, là-bas, dans les matches numéro trois et quatre. Ce sera sans doute plus difficile, cette fois. Il doit s’attendre à recevoir une attention particulière, dans le match numéro six.

La bouillante foule du Bell MTS Place de Winnipeg a fait la vie dure au gardien des Blues, Jordan Binnington.

Jeudi, Binnington a eu le malheur d’accorder un but en tout début de soirée. Créatifs, les fans ont improvisé un cri de ralliement pour se moquer de lui.

« You look nervous », ont scandé, en chœur, les 16 000 fans vêtus de blanc.

Binnington a passé le reste de la soirée à leur prouver qu’il n’était pas si nerveux que ça. Il a été intraitable quand ça comptait, stoppant les 19 derniers lancers dirigés vers son filet.

D’ailleurs, une particularité intéressante se dégage de la série opposant les Jets aux Blues. Dans les cinq premières parties, l’équipe gagnante a été obligée de revenir de l’arrière pour l’emporter. Ça ne s’était pas produit depuis 2009.

Dans le pire des cas, Binnington sera prêt à revenir au Manitoba pour affronter les Jets et leurs partisans dans un match numéro sept.

« Quand j’étais plus jeune, je rêvais de me retrouver dans un environnement hostile comme celui-là. C’est vraiment cool », dit-il.

+

Matt Duchene

PAS DE PRESSION POUR MATT DUCHENE

Il y a de nombreux avantages à sortir très rapidement de la première ronde des séries. Les Blue Jackets de Columbus ont tellement de temps libres que leur directeur général Jarmo Kekäläinen a le temps de s’organiser une petite tournée médiatique. On l’a même entendu sur les ondes de la station radiophonique TSN 1200, à Ottawa, vendredi matin.

Kekäläinen se félicite d’avoir payé le gros prix pour acquérir Matt Duchene, à l’approche de la date limite des transactions.

Le centre ontarien a récolté sept points en quatre parties, contre le Lightning de Tampa Bay. 

« Il est particulièrement utile dans les cercles des mises en jeu. Vos chances de marquer un but en supériorité numérique augmentent de façon significative quand le centre de votre première unité remporte la mise en jeu initiale », a-t-il fait valoir.

Les Jackets ont payé cher pour s’offrir Duchene. Surtout que le type pourrait accéder à l’autonomie complète dans quelques mois. « Nous avons demandé à Matt de nous donner tout ce qu’il pouvait en séries. Après, s’il souhaite partir, j’irai le reconduire à l’aéroport moi-même », dit le DG.