Continuité dans le changement; Charles Lafortune reprend l’animation et Marc Dupré reprend son siège, laissé momentanément à Garou, aux côtés d’Alex Nevsky, d’Éric Lapointe et de Lara Fabian.

Changement de Voix

CHRONIQUE / On le sait : la septième année est souvent charnière. «La voix», qui reprend dimanche à 19h à TVA avec les auditions à l’aveugle, sort de ses confortables pantoufles, brasse sa formule et se donne un tout nouveau look. Et vous verrez la différence. Dans le thème musical, dans le décor, et surtout, avec l’arrivée du bouton «bloqué», qui apparaît désormais aux côtés du fameux bouton rouge devant chaque coach.

C’est dans le souci de «protéger la marque» et de la perpétuer pour encore longtemps que le diffuseur et les producteurs ont changé l’équipe de réalisation et de mise en scène, après six saisons sous la gouverne de Stéphane Laporte. Une fois qu’on a dit ça, on ne réinvente pas le jeu. Les quatre coachs doivent toujours se constituer chacun une équipe de 12 candidats. Jusqu’à la 13e et dernière émission, le 5 mai prochain. Charles Lafortune reprend l’animation, et Marc Dupré reprend son siège, laissé momentanément à Garou, aux côtés d’Alex Nevsky, d’Éric Lapointe et de Lara Fabian.

C’est dans la version américaine que Jean-François Blais a vu pour la première fois le concept de bouton «bloqué», qu’il a eu l’idée de reprendre pour pimenter notre version. Il permet aux coachs d’empêcher un de leurs rivaux de recruter un candidat. Attention, cette tactique ne peut servir qu’une fois pour chaque coach, mais peut faire toute la différence et permettre plus de diversité dans chaque équipe. Si Lara Fabian veut empêcher Éric Lapointe de mettre la main sur un rockeur, ou si Alex Nevsky veut dévier une chanteuse à voix de l’équipe de Lara, ils pourront le faire. Attendez-vous à des revirements spectaculaires.

En prenant les choses en main, Jean-François Blais (En direct de l’univers, Gala Artis) a laissé tomber un certain nombre d’éléments, par exemple les mentors, qui assistaient les coachs. Chaque équipe aura plutôt un membre honoraire célèbre. Leur identité sera dévoilée au cours des semaines.

Le réalisateur a aussi aimé de la version britannique le fait qu’on voit les interactions des coachs entre les prestations. Ce que les anglophones appellent du small talk pourra paraître superflu, mais le réalisateur souhaitait illustrer la véritable complicité qui règne entre les coachs. Par contre, il y a des choses qu’on préfère laisser aux versions étrangères. Imaginez : dans certaines d’entre elles, quand les coachs ne se retournent pas, ils restent dos aux candidats sans s’expliquer, même après la prestation, un choix qui passerait sans doute très mal chez nous. «C’est important que le candidat sache pourquoi on ne s’est pas tourné», pense le réalisateur, aussi metteur en scène et producteur associé.

«Est-ce qu’on peut voir ta révolution?» demande à la blague Marc Dupré, en référence à l’émission de danse. Sachez que ce n’est pas parce que les maîtres de Révolution se montrent plus sévères, que les coachs de La voix le seront pour autant. «Tout peut se dire tant que le coach est à l’aise de le dire», explique Jean-François Blais. Dans la première émission, ce rôle de «dire les vraies choses» revient surtout à Lara Fabian, qui donnera quelques séances de coaching en pleine émission.

Même La voix extra, l’hebdomadaire de coulisses d’Anouk Meunier, a pris un coup de jeune. Plutôt que de revenir sur les émissions du dimanche, on a choisi de s’attarder chaque semaine à un thème, comme les familles des candidats ou la préparation des coachs avant les enregistrements. C’est le mercredi à 19h30. Au fait, rien de nouveau sur les menaces d’expulsion de Yama Laurent, la gagnante de l’an dernier. La production assure qu’elle est soutenue par Musicor et qu’elle détient un permis de travail. «Ça suit son cours», nous dit-on.