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Simon Roberge
La Tribune
Simon Roberge
Une bonne façon de s’initier au monde des placements est d’y aller avec des versements automatiques. En plaçant un montant chaque mois, on se retrouve à acheter lorsque le marché est à différent niveau et on réduit ainsi les risques.
Une bonne façon de s’initier au monde des placements est d’y aller avec des versements automatiques. En plaçant un montant chaque mois, on se retrouve à acheter lorsque le marché est à différent niveau et on réduit ainsi les risques.

5 choses à savoir sur les placements

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CHRONIQUE - SHERBROOKE — Bien gérer son argent peut être aussi sinon plus difficile que de le gagner. Pourtant les avantages sont innombrables pour ceux qui prennent le temps de s’y intéresser. Tous les lundis du mois de mars, La Tribune aborde un aspect des finances personnelles avec un expert pour tenter d’y voir plus clair. Cette semaine, les placements.

Vous avez un 500 $, 1000 $ ou 5000 $ qui vous rapporte des cennes dans votre compte épargne et vous aimeriez que votre argent travaille un peu pour vous ? Les fonds communs de placement, les obligations ou Fonds d’investissement de travailleurs pour ne nommer que ceux-là deviennent l’endroit tout désigné pour la placer. Voici donc cinq choses à savoir sur les placements. À noter que certains de ces conseils valent aussi pour les marchés boursiers, mais ils feront l’objet d’un texte complet un peu plus tard au mois de mars.

1. La règle d’or : Vendre quand c’est haut et acheter quand c’est bas

C’est simple, mais difficile à faire. Les marchés fluctuent. Ils montent, descendent, montent, montent, descendent... bref vous connaissez le principe. La règle d’or est donc de placer son argent lorsque les marchés sont bas pour pouvoir profiter de la montée. À l’inverse, si on place notre argent lorsque les marchés sont très hauts, on a beaucoup de chances de subir la descente.

« Quand on est capable de s’en tenir à ça, on a un succès presque assuré », indique Daniel Lanteigne, planificateur financier et président du conseil d’administration de l’Institut québécois de planification financière

La règle s’applique aussi à la vente, il ne faut pas retirer son argent lorsque les marchés sont bas. Le meilleur exemple est la crise de 2008. Même si un regard sur le relevé augmentait les risques de crises de panique, la bonne chose à faire était de ne rien retirer et d’attendre que le marché remonte, ce qui s’est rapidement produit. Et même, si on veut pousser la logique un peu plus loin, la chose à faire quand les marchés baissent : acheter à nouveau !

2. Privilégier l’approche défensive

Ce conseil s’adresse plus aux néophytes ou à ceux qui ne veulent pas passer beaucoup de temps à se demander si c’est un bon temps pour investir. Une bonne façon de s’initier est d’y aller avec des versements automatiques. En plaçant un montant chaque mois, on se retrouve à acheter lorsque le marché est à différent niveau et on réduit ainsi les risques.

« L’investissement périodique à somme fixe est une manière défensive d’intégrer les marchés, explique M. Lanteigne. Dans le jargon des finances, c’est la méthode du coût moyen. »

Cette méthode réduit les gains potentiels, mais offre une certaine sécurité.

3. Bien connaître son aversion à la perte

Bien qu’on peut trouver les institutions financières un peu fatigantes avec leurs très nombreuses questions sur le risque lorsqu’on décide d’investir, ça reste tout de même un élément central selon M. Lanteigne.

« La façon dont notre cerveau réagit, on a plus de souffrance à perdre 500 $ qu’on a de plaisir à gagner 500 $, souligne-t-il. Il faut donc connaître comment on tolère les pertes. »

Si on ne dort pas de la nuit quand nos placements ont diminué de 100 $, il vaut peut-être mieux y aller vers quelque chose à risque très faible comme les obligations d’épargne. Un investissement qui n’est pas adapté au niveau de risque réel qu’une personne est prête à prendre peut être très dangereux et causer beaucoup de problèmes comme du stress ou des décisions émotives qui mènent à des pertes importantes.

4. Une baisse n’est pas une perte

En parlant de perte, il est bien important de distinguer une baisse d’une perte selon M. Lanteigne.

« Une baisse, c’est sur papier, c’est quand on regarde notre relevé et que la valeur est plus basse que le mois dernier. Une perte, c’est lorsque j’ai un montant d’argent qui a diminué dans mes poches. »

Il n’y a donc aucune perte d’argent avant de la retirer. C’est un peu contre-intuitif, mais ça devient plus facile à gérer lorsqu’on n’est pas constamment un train de se dire qu’on a perdu de l’argent.

M. Lanteigne conseille aussi de ne pas regarder ses placements chaque jour. Prendre une pause de plusieurs semaines peut même être bénéfique, surtout dans les périodes creuses.

« Ça ne donne rien de les regarder chaque jour, admet-il. On peut se mettre en mode « je ne consulte plus mes relevés » et on prend une petite pause. On attend que les nouvelles soient plus positives. »

5. L’argent est difficilement accessible

Pour cette dernière chose à savoir, je puise dans mon expérience personnelle. L’un des désavantages majeurs de l’argent bien placé, c’est qu’il est inaccessible ou du moins difficile à retirer rapidement.

C’est donc très important de se garder un coussin. Oui, un 2000 $ qui dort dans un compte épargne ne génère pas ou peu d’intérêt, mais il vous permet de conserver vos placements bien au chaud même dans le cas d’un imprévu majeur.

Vous auriez beau montrer votre relevé avec tous vos placements en hausse au plombier qui répare votre dégât d’eau, il va vouloir être payé immédiatement.

Si vous devez piger dans vos placements pour chaque imprévu, vous ne choisirez jamais le moment où vous retirez et vous risquez ainsi de briser la règle d’or.