Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Paul-Robert Raymond
Pour le plaisir des yeux seulement… En 2012, en collaboration avec Nissan, la police portugaise avait mis en service des Leaf. Aujourd’hui, il y a des voitures électriques offrant plus d’autonomie. Mais parions que le principal avantage de ces véhicules était de pouvoir patrouiller en silence.
Pour le plaisir des yeux seulement… En 2012, en collaboration avec Nissan, la police portugaise avait mis en service des Leaf. Aujourd’hui, il y a des voitures électriques offrant plus d’autonomie. Mais parions que le principal avantage de ces véhicules était de pouvoir patrouiller en silence.

Petit retour sur les véhicules de police électriques

CHRONIQUE / Il y a deux semaines, on discutait de l’absence de véhicules de patrouille électriques au Québec. Depuis la parution de la chronique du 8 août, nous avons eu quelques réponses de la part de services policiers.

D’abord, le lieutenant Marshall Yelverton, du Los Angeles County Sheriff’s Department — un des deux corps policiers aux États-Unis qui approuvent l’utilisation des véhicules de police — nous a envoyé la réponse de leur directeur de parc automobile : «Les constructeurs automobiles déterminent quels véhicules ils développent pour les forces de l’ordre. Nous les aidons dans la conception et les tests de ces véhicules qu’ils veulent bien nous présenter. Si l’un de ceux-ci offre un véhicule électrique pour les forces l’ordre auquel il souhaiterait qu’on l’aide à développer et à tester, nous serons heureux d’y prendre part.»

Ce qui signifie qu’il faut qu’il y ait une volonté autant de la part des constructeurs automobiles que des autorités. N’oublions pas que le Plan d’action en électrification des transports 2015-2020 a exclu les véhicules d’urgence.

Un peu d’ouverture à la Sûreté du Québec

Par contre, du côté de la Sûreté du Québec (SQ), il y a un peu d’ouverture, mais ce sont des considérations d’ordre logistiques qui freinent l’élan vers une électrification plus soutenue de leur parc.

«Ce n’est pas envisagé à court terme, ni réalisable ou réaliste, en raison du manque d’infrastructures», répond la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la SQ. «Nous ne sommes pas toujours présents que dans des milieux urbains. Pour le moment, on voit mal comment appliquer cette avenue dans les milieux plus ruraux», ajoute-t-elle.

Cependant, la SQ a fait l’acquisition de 30 véhicules hybrides — assurément des VUS Ford Police Interceptor hybrides ou des berlines Ford Police Responder hybrides. Toutefois, selon Mme Mathieu, il y a quand même eu une certaine ouverture envers les véhicules électrifiés au sein de la Sûreté du Québec.

«Nous avons eu jusqu’en 2018 ou 2019 des Chevrolet Volt dans notre flotte. Cependant, ils étaient affectés aux déplacements de policiers ou d’employés civils vers les palais de justice ou pour des tâches quotidiennes ou administratives. Ces Volt n’étaient pas utilisées sur le terrain pour de la patrouille ou des poursuites», dit-elle.

Car, évidemment, vous l’aurez deviné, la Chevrolet Volt «Police Pack» n’a jamais existé…

La chronique du 8 août : bit.ly/30zokPS