Le cabriolet Bentley Continental GTC, de couleur Jetstream II, qu'il a été possible d'essayer.
Le cabriolet Bentley Continental GTC, de couleur Jetstream II, qu'il a été possible d'essayer.

Essai-éclair — Bentley en trois temps: Continental GTC [PHOTOS]

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Dans cette minisérie d’essais-éclair hors du commun, trois modèles Bentley ont été brièvement essayés au cours des dernières semaines. Cette semaine, ce sera la Continental GTC.

Rares sont les occasions où on peut essayer de tels bolides exceptionnels, aussi bien en profiter. Offerte en coupé (GT) ou en cabriolet (GTC), la Bentley Continental représente le coupé sport ou le cabriolet de prestige de la marque anglaise faisant partie du Groupe Volkswagen depuis plus de 20 ans. 

«Aucun des modèles de la gamme Bentley n’est vraiment “supérieur” à un autre», explique Maurice Assor, chef de la marque chez Bentley Montréal (ou si vous préférez Les Moteurs Décarie). «Chaque modèle correspond à un créneau bien à lui: la Continental pour les coupés ou les cabriolets, la Flying Spur pour les berlines de prestige ou le Bentayga pour les VUS.»

Même si on croyait que la Continental était le modèle «d’entrée de gamme» de Bentley, il n’en est rien. Son prix de départ commence à 400 000 $ — plus élevé que le moins coûteux des VUS Bentayga. Et il peut grimper très rapidement si on succombe aux options et à la personnalisation. Surtout si on opte pour la personnalisation sur mesure par Mulliner, qui compte près de 500 ans d’expérience et de savoir-faire. Les premières réalisations de la firme étaient de créer des carrioles de luxe dans les années 1500. Mulliner, maintenant propriété de Bentley depuis 1959, a fait ses premiers pas avec la marque en 1923, quatre ans après sa naissance.

Revenons à la Continental qui en est présentement à sa troisième génération. Difficile de passer inaperçu au volant de celle-ci ou même stationné sur le bord d’une rue. Ses nouvelles lignes élancées ne laissent personne indifférent.

Elle nous a valu même des compliments de la part de deux policières du Service de police de la Ville de Montréal qui patrouillaient à vélo. Il faut souligner que sa couleur — Jetstream II, un genre de «bleu poudre» — en jetait aussi.

Le cabriolet Bentley Continental GTC, de couleur Jetstream II, qu'il a été possible d'essayer.

Main de fer dans un gant de velours 

Avec son moteur W12 de 6,0 litres — un V8 de 4,0 litres est aussi offert —, cette Continental est une main de fer dans un gant de velours. Les accélérations se veulent franches et sont très bien senties, sans toutefois le rugissement d’un fauve comme dans une Aston Martin, par exemple. 

La direction — un peu trop assistée, même en mode Sport — se veut tout de même très précise.

Toutefois, la sonorité varie selon le mode de conduite choisi. En mode Sport, encore une fois, vous ne passerez pas inaperçu avec cette décapotable, sur les plans visuel et sonore. 

À l’intérieur, on se sent enveloppé dans cet environnement luxueux dans lequel rien n’est laissé au hasard. Toutefois, la pléthore de boutons sur la console et sur le tableau de bord nous donne l’impression de nous retrouver dans le cockpit d’un avion.

En version cabriolet — ou même en coupé —, la Continental répond plus à un plaisir égoïste, à savourer seul ou avec une autre personne. À tout le moins, dans le cabriolet, les places arrière sont très symboliques.

Et côté volume de chargement, le coffre peut très bien accepter deux sacs de golf…

Électrification possible?

Au même titre que le VUS Bentayga, est-ce que la Continental pourra profiter d’une hybridation? «Pour le moment, il n’y a pas de projet d’électrification pour la GT/GTC, mais je suis sûr que ces modèles [avec la Flying Spur] auront l’option hybride vers 2023», répond M. Assor.

Enfin, un tel essai n’aurait pas été possible sans la participation de l’unique concessionnaire de la marque au Québec, Bentley Montréal. 

++

DONNÉES TECHNIQUES

Prix: à partir de 400 000 $

Moteur: W12 6,0 litres biturbo (V8 de 4,0 l aussi offert)

Puissance: 626 ch (467 kW) à 6000 tr/min

Couple: 664 lb-pi (900 N.m) entre 1350 et 4500 tr/min

Transmission: automatique à double embrayage à huit rapports