Honda fait parti des constructeurs qui ont décidé le mois dernier de conclure un accord avec l’État du sud-ouest américain et d’autres sont en passe de les rejoindre, ce qui met le président en colère.

Donald Trump attaque les constructeurs qui ignorent sa proposition sur les normes

WASHINGTON — Donald Trump s’en est récemment pris aux constructeurs automobiles qui ont ignoré ses avances et préféré conclure un accord avec la Californie sur des futures normes d’émission plus sévères.

L’agence de protection de l’environnement de l’administration Trump a prévu d’assouplir les normes actuelles, au moment où la Californie, qui applique déjà les règles les plus restrictives en termes d’émissions automobiles, veut elle aller encore plus loin.

Plusieurs grands constructeurs (Ford, Honda, Volkswagen et BMW) ont décidé le mois dernier de conclure un accord avec l’État du sud-ouest américain et d’autres sont en passe de les rejoindre, ce qui met le président en colère.

«Ma proposition aux constructeurs automobiles politiquement corrects ferait baisser le prix moyen d’une voiture de plus de 3000 dollars, tout en rendant les voitures plus sûres. Les moteurs tourneraient mieux. Très peu d’impact pour l’environnement! Dirigeants insensés», s’est indigné le président sur Twitter.

Il accuse la Californie de vouloir mener les groupes automobiles «à la ruine».

Selon le New York Times, Mercedes-Benz est prêt à se joindre à la coalition, avec un autre grand constructeur pour le moment anonyme. Si on se base sur les tweets du président, il pourrait s’agir de General Motors.

Toyota, Fiat Chrysler et General Motors ont été convoqués le mois dernier à la Maison-Blanche, où un conseiller leur a demandé de se montrer solidaires avec le président, rapporte le quotidien new-yorkais.

L’objectif des constructeurs, qui représentent environ 30 % des ventes de véhicules neufs aux États-Unis, est d’avoir de la visibilité sur plusieurs années pour les normes CO2 sur le marché américain, alors qu’une bataille judiciaire se profile entre le gouvernement Trump et les États, comme la Californie, qui veulent conserver les objectifs ambitieux fixés par Barack Obama.