Après six ans, il y a des risques que l’heure de la retraite de la roue de secours ait sonné.

Accidents mineurs, inspection d’une automobile d’occasion et roue de secours: les conseils de la semaine

Q Que faire lors d’un accident mineur?

R  Première chose : pensez SÉCURITÉ! Essayez (dans la mesure du possible) d’éloigner votre véhicule des voies rapides pour éviter des dommages plus importants (corporels ou matériels) et libérer la voie publique. Dans le cas d’un accident avec blessés, avisez immédiatement la police sans déplacer les véhicules.

Si l’accident se produit sur une autoroute ou dans un endroit très passant, demeurer dans votre véhicule jusqu’à l’arrivée des secours pourrait être plus sécuritaire que d’en sortir.

Voici les autres bons gestes à poser :

  • Restez sur place et remplissez un constat amiable (en papier ou en ligne).
  • Recueillez des renseignements sur le conducteur de l’autre véhicule (nom, adresse et numéro de téléphone, marque, modèle et année de construction du véhicule, nom de l’assureur et numéro de police d’assurance, etc.).
  • Inscrivez tous les détails de l’accident (position des véhicules avant et après l’accident, condition de la chaussée, etc.).
  • Prenez des photos (dommages aux véhicules, traces de freinage, etc.).
  • Notez les noms, adresse et numéro de téléphone des témoins, ou au moins le numéro de plaque de leur véhicule.

Appelez un remorqueur si nécessaire (CAA-Québec assure le service pour les membres). Votre assureur peut suggérer un carrossier ou un évaluateur où laisser votre véhicule, mais vous pouvez opter pour le professionnel de votre choix.

Si la collaboration devient impossible, restez sur place sans discuter de l’accident et sans vous déclarer responsable, puis avisez la police le plus tôt possible.

  • Un rapport de police doit alors être rédigé, même si les dommages semblent peu importants.
  • Tentez d’obtenir une copie de ce rapport.

Communiquez ensuite tous les renseignements à votre assureur dans les meilleurs délais.

Q  Pourquoi doit-on faire inspecter une auto usagée avant de l’acheter?

R  Plusieurs acheteurs d’une voiture d’occasion ont tellement hâte d’en prendre le volant qu’ils négligent une étape primordiale avant l’achat : celle de l’inspection complète et indépendante effectuée par un centre d’inspection automobile de CAA-Québec ou par un garagiste de confiance. C’est le meilleur moyen d’éviter que votre coup de cœur ne devienne une histoire d’horreur, et ça permet souvent de négocier un meilleur prix.

S’il s’agit de votre première voiture, ou si vous croyez avoir trouvé la perle rare, il peut être difficile d’attendre… C’est là que les erreurs surviennent le plus souvent.

Vous avez le droit de faire inspecter le véhicule par un atelier indépendant, que vous fassiez affaire avec un particulier ou avec un commerçant. La recommandation s’applique même si ce dernier vous remet sa propre fiche d’inspection. C’est d’ailleurs un droit reconnu par l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec (AMVOQ; www.amvoq.ca).

Donner un coup de pied sur un des pneus ne permet pas de juger de l’état d’un véhicule… Un mécanicien d’expérience doit procéder à un essai routier, puis examiner le moteur, la suspension, les freins, la direction et le système d’échappement. Il mesurera aussi l’épaisseur de la peinture pour savoir s’il s’agit de celle d’origine ou si la voiture a été repeinte après un accident. L’expert devrait également consulter l’ordinateur de bord pour évaluer l’état réel de la mécanique.

Un vendeur peu scrupuleux pourrait éteindre le fameux témoin check engine sans corriger le problème. Une bonne inspection permet de mettre au grand jour le subterfuge, évitant ainsi une éventuelle mauvaise surprise.

Q  Quels sont les soins ou l’entretien à apporter à ma roue de secours?

R  La roue de secours, cette grande oubliée! Trop souvent, on la néglige, et lorsqu’on en a besoin, elle n’est pas en état de nous venir en aide.

Premièrement, examinez son état. Validez que le caoutchouc n’est pas craquelé ou, pire, fendu. Si c’est le cas, vous devrez remplacer le pneu qui sera évidemment inutilisable. Même si le pneu n’a jamais roulé, même s’il n’a jamais été exposé au soleil, le temps fait quand même des ravages. Après six ans, il y a des risques que l’heure de la retraite ait sonné. Demandez l’avis d’un expert en pneus pour avoir l’heure juste.

Deuxièmement, vérifiez la pression de la roue de secours. Soyez honnête : l’avez-vous déjà fait? Assurez-vous que la pression est correcte, car la roue doit être prête à utiliser en tout temps.

Profitez-en pour lubrifier le cric et vous familiariser avec son fonctionnement. Si jamais vous devez l’utiliser en situation d’urgence, vous serez en terrain connu!

Un rappel : une roue de secours compacte ne peut rouler à plus de 80 km/h.

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