Musique

États-Unis: McCartney en tête des ventes pour la première fois en 36 ans

NEW YORK — All together now! Paul McCartney vient de prendre la tête du classement de référence des ventes d'album aux États-Unis, le Billboard, avec son dernier album solo, «Egypt Station». Une première pour Sir Paul en... 36 ans.

À 76 ans, le bassiste des Beatles a sorti son 17e album solo, un opus de 16 titres enthousiasmant, acclamé par la critique et les fans et produit notamment par Greg Kurstin, l'homme derrière les succès de la chanteuse Adele.

C'est la première fois depuis Tug of War en 1982 qu'un des albums du chanteur de Liverpool prend la première place du classement américain de ventes d'albums.

Depuis sa sortie le 7 septembre, l'équivalent de 153 000 copies de Egypt Station se sont écoulées aux États-Unis, selon l'institut Nielsen Music.

Fait suffisamment rare pour être remarqué à une époque où le streaming domine l'industrie de la musique, sur ses 153 000 albums vendus, 147 000 étaient des versions physiques du disque, selon Billboard.

Nul n'étant prophète en son pays, «Macca» n'a pas fini à la première place du classement britannique des ventes d'album, cet honneur revenant à Eminem et son disque Kamikaze.

Paul McCartney n'a pas lésiné sur les moyens pour assurer la promotion de son album aux États-Unis, multipliant les interviews et les apparitions dans les très populaires talk shows de fin de soirée.

Une interview en particulier a retenu l'attention du public : dans le magazine GQ, un McCartney plus transparent que jamais a notamment révélé s'être masturbé dans sa jeunesse avec son comparse John Lennon.

RICHARD THERRIEN

Gémeaux: il ne manquait que «Fugueuse»

CHRONIQUE / On attendait un triomphe de «Fugueuse», on a eu droit à celui de «Plan B» et de «District 31». L’Académie des Gémeaux ne s’est pas laissée impressionner par le raz-de-marée créé par la série de TVA, couronnant l’oeuvre de Séries+, aussi encensée par la critique. Ainsi, personne de «Fugueuse» n’est monté sur la scène de ce 33e gala, mené en solo par Jean-Philippe Wauthier, qui a su prouver qu’il n’avait besoin de personne pour bien performer.

La première surprise a eu lieu en début de gala, alors que Magalie Lépine-Blondeau a été préférée à Ludivine Reding (Fanny) pour sa convaincante interprétation dans Plan B. On avait visiblement sous-estimé les chances de la série, probablement parce qu’elle remontait à un an et demi. Une formidable publicité en vue de la deuxième saison, qui apparaîtra sur l’Extra d’ICI Tou.tv et ICI Radio-Canada Télé, cet automne.

Même pour le prix du public, Fugueuse s’est fait coiffer par District 31, l’autre phénomène en fiction cette année, qui a vu sa vedette masculine, Vincent-Guillaume Otis, monter sur scène. Par contre, Fugueuse a eu droit au seul segment variétés, franchement un des beaux moments de la soirée. Des survivantes d’exploitation sexuelle portant des pancartes «J’étais Fanny» se sont avancées sur scène, pendant la chanson d’Isabelle Boulay.

La série de Michelle Allen aura tout de même eu trois prix: celui du rôle de soutien à Claude Legault, remis l’après-midi sur ICI ARTV, et ceux du meilleur montage et de la meilleure distribution, remis jeudi, hors d’ondes. On sentait Ludivine Reding déçue, et nous l’étions aussi pour elle. C’était son année. En même temps, ce n’est pas gênant pour Magalie, incomparable dans Plan B. Bien sûr, le jury n’a pas à récompenser les œuvres les plus populaires, le Gala Artis s’en charge. Mais quand même, un trophée des pairs, ne serait-ce qu’un, aurait été bienvenu.

On se demandait bien comment Jean-Philippe Wauthier allait se débrouiller à l’animation, maintenant seul. À aucun moment, on n’a senti qu’il aurait eu besoin d’un acolyte. Le numéro d’ouverture à la façon d’En audition avec Simon, pour trouver un coanimateur, était tout à fait réussi. On entendait d’ailleurs la salle crouler de rire à chaque gag, particulièrement quand Gilbert Sicotte est apparu pour lancer: «Pas obligé de crier!» Et quand France Beaudoin, complètement furieuse, lançait une chaise à bouts de bras à ceux qui l’auditionnaient.

Puis, Wauthier nous a servi un monologue plus inégal, tout ce qu’il y a de plus cinglant, qui n’épargnait personne. On sentait qu’il y avait du Serge Denoncourt, metteur en scène du gala, là-dessous. L’animateur a aussitôt évacué l’absence d’Éric Salvail, se disant touché, «contrairement aux dernières années, où ce qui me touchait beaucoup, c’était mon coanimateur.» Un an, ça passe vite. «Guylaine Tremblay annonçait encore des voyages, Jean-Claude s’appelait encore Giovanni [Apollo] et le harcèlement sexuel était encore un style de gestion», a rappelé un Wauthier efficace dans sa livraison.

La salle est restée plus froide à ce moment. Les gags qui ont suscité le plus de grincements de dents concernaient Julie Snyder et les départs successifs des animateurs des Francs-tireurs. «Ça fait 20 ans et Richard [Martineau] a pas encore compris le message.»

Rien à redire sur les remerciements. Discours inspirant de Fabien Cloutier, l’unique Mike Pratt dans Faits divers, qui méritait son trophée du rôle masculin dans une série dramatique est venu les larmes aux yeux en parlant de ses enfants. Même émotion en voyant Magalie Lépine-Blondeau recevoir l’équivalent féminin pour Plan B.

Le roi des remerciements, Antoine Bertrand, l’a fait cette fois «en rimant». «Oui, je l’avoue, ce Gémeaux est bien beau, mais c’est pas lui qui me rend heureux. Il a sa place sur le manteau, et toi, dans mon cœur amoureux», a-t-il envoyé à sa douce, Catherine-Anne Toupin, après avoir gagné pour Boomerang.

Accueillie chaleureusement, Anick Lemay, qu’on voyait pour la première fois depuis l’annonce de son cancer, a profité de sa présence pour déplorer qu’on ne récompense pas les auteurs au gala du soir, en présence de l’auteure Caroline Allard.

Après avoir été récompensée pour ses textes et sa réalisation, Unité 9 a été sacrée meilleure série dramatique annuelle pour la quatrième année consécutive. La présence de District 31 n’a finalement pas brouillé les cartes autant qu’on le croyait. La série a néanmoins reçu le précieux prix du public et Vincent-Guillaume Otis, le prix du rôle masculin. Dans cette catégorie, Céline Bonnier a toutefois battu Magalie Lépine-Blondeau pour son rôle dans L’heure bleue.

Plusieurs artistes ont vécu leur baptême de Gémeaux dimanche, François Morency récompensé pour son animation du Gala Les Olivier, et Paul Arcand pour sa Conversation secrète avec Guy Lafleur. Premier Gémeaux amplement mérité pour Jean-Marie Lapointe, dont la très touchante série Face à la rue dépasse le cadre télévisuel. Son père Jean lui avait dit un jour: «T’as deux oreilles et une bouche. Écoute donc deux fois plus que tu parles.» Sage conseil qu’il suit avec cœur. Deuxième chance, une autre émission très émouvante, a remporté le prix de la série documentaire de société.

Plusieurs beaux moments dans cette soirée, dont celui offert par Véronique Béliveau, qui a repris le fameux thème de Radio-Québec, à l’occasion des 50 ans de l’antenne, devenue Télé-Québec. La chanteuse n’avait perdu ni de son charme, ni de sa voix. Je réclame un retour.

Neuf statuettes sont allées à des productions d’ICI Radio-Canada Télé, quatre à TVA, dont un à Moi et cie, deux à Séries+. J'ai bien aimé ces pubs de séries doublées, un beau flash à reprendre. L’équipe a eu le formidable clin d’oeil de demander à Mme Chagnon, célèbre depuis le débat des chefs, de conclure la soirée avec son néanmoins célèbre «pas tellement». Une soirée qui s’est donc déroulée rondement, mais qui aura peut-être laissé un goût amer aux fans de Fugueuse.

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Arts et spectacles

Les amours s'envolent, le public reste

CRITIQUE / Ça fait 10 ans que Béatrice Martin - alias Coeur de pirate - donne des spectacles. «J'ai commencé jeune, et j'ai grandi avec mon public. Il y a probablement des gens dans la salle qui ont commencé à m'écouter quand ils étaient enfants, et qui ont maintenant 20 ans! C'est vraiment l'fun, merci d'être là», a lancé la chanteuse à la foule venue la voir au Théâtre Granada samedi.

Cette thématique d'un public qui reste alors que les amours s'envolent (plusieurs de ses chansons traitant de relations du passé) est d'ailleurs revenue à quelques reprises au cours du spectacle.

«La prochaine chanson que je vais faire est difficile à chanter, mais je vais la réussir grâce à vous», s'est-elle par exemple exclamée avant Je veux rentrer, tirée de son dernier opus En cas de tempête, ce jardin sera fermé.

La relation de connivence s'est maintenue tout au long du spectacle, tout particulièrement lors de la partie solo, alors que les musiciens se sont retirés pour la laisser seule au piano. 

Par exemple, avant de jouer City Lights Cry, pièce composée avec son ex Jay Malinowski : «Je ne voulais plus la jouer, parce que mes chansons avec Coeur de pirate parlent souvent contre mes ex. Alors jouer une chanson écrite avec un ex... c'est comme contre-productif? C'est comme donner des royautés à quelqu'un dont tu te fous!» a-t-elle dit en rigolant avant d'entamer la chanson, précisant qu'en 2018, elle n'est plus rancunière.

Même chose pour Place de la République, un classique de son répertoire, qui fait référence à une personne qui l'a quittée. «Au moins, j'en ai fait une carrière», a-t-elle lancé avant de demander aux spectateurs de chanter avec elle.

En tout cas, son public lui a bien retourné cette vague d'amour : il a chanté avec elle les succès de son premier album (Comme des enfants, Ensemble, Francis, C'était salement romantique...), ses titres sortis cette année (Combustible, Prémonition, Dans les bras de l'autre...) et tout le reste (Golden Baby, Crier tout bas, Adieu, Dans la nuit...).

Il l'a même applaudie pour l'encourager lors d'un petit problème technique, alors que ses écouteurs ont cessé de fonctionner et qu'ils ont dû être remplacés (ce qui n'a pris que quelques secondes).

Garder la forme

Début 2018, lors de la sortie de l'album En cas de tempête, ce jardin sera fermé, on a beaucoup parlé dans les médias des problèmes de santé de l'auteure-compositrice-interprète, qui avait été éprouvée par le stress et la maladie lors de sa dernière tournée qui comptait environ 250 spectacles en un an. 

Justement, il y a quelques jours, Béatrice Martin a publié sur Instagram un message soulignant l'importance du bien-être mental et de la préparation physique pour pouvoir performer à une cadence telle que la sienne. Elle remerciait notamment sa nouvelle entraîneuse, dont le soutien lui permet de pouvoir danser sur scène aussi souvent.

Parce qu'il faut le souligner : c'est une Coeur de pirate dynamique que l'on retrouve dans ce spectacle. Débordante d'énergie dans sa robe rose, chaussée d'espadrilles blanches, elle s'éclate visiblement tout au long de la prestation. Lors de Golden Baby, elle gambade carrément sur scène; elle danse intensément sur Crier tout bas et grimpe dans les escaliers de son décor pour Prémonition. Même quand elle joue seule au piano, elle lève les bras, sourit au public dès que la pièce se termine; c'est beau de la voir aussi épanouie.

Coeur de pirate sera à Gatineau et à Toronto la semaine prochaine. Ensuite, elle s'envole pour la France pour une portion européenne de sa tournée; les dates au Québec recommencent à la mi-novembre.

Arts et spectacles

Simon Boulerice : de Cédrika à Rosalie

Simon Boulerice traversait une rupture amoureuse lorsqu’il a vu dans l’œil de la télé la jeune Mégane McKenzie. Elle avait 18 ans et elle venait d’apprendre que sa meilleure amie d’enfance, sa Cédrika Provencher, ne reviendrait jamais dans le paysage. Neuf ans après sa disparition, on venait de retrouver ses ossements. Fin de l’espoir, début du deuil.

« Je tiens toujours pour acquis qu’un auteur est une éponge. J’absorbe beaucoup. Je puise dans ce que je vis autant que dans ce qui se passe dans l’actualité. Je suis à l’affût de tout. Et j’aime tresser des liens entre des choses qui, a priori, n’ont rien en commun. »

Le témoignage de Mégane est devenu le point de départ d’une nouvelle histoire. Un roman où peine d’amitié et peine d’amour s’entrelacent. Chacune avec ses vertiges, ses douleurs. 

« Ça m’a touché de voir l’adulte qu’elle était maintenant, à 18 ans, parler de cette amitié de gamines, de ce lien à jamais figé dans un carcan de pureté. De mon côté, je fermais la porte d’un amour. Quelques jours plus tôt, j’avais reçu des textos qui annonçaient la fin de ma relation amoureuse. Le dernier disait : "Je t’aime beaucoup cependant." Je savais bien que ça n’augurait rien de bon, mais comme j’aime les phrases dans lesquelles il y a un sourire cassé, je m’étais dit que ça ferait un beau titre. »

Le titre est resté. L’histoire, fictive, s’est tricotée avec des mailles empruntées à l’histoire de Mégane et des mailles rapatriées de la vie de Simon Boulerice.   

Le personnage de Rosalie est apparu à mi-chemin de leurs deux histoires imbriquées. Une fille amputée d’un pan de son enfance, qui vit d’une certaine façon avec le sentiment de culpabilité d’être celle qui reste, celle à qui rien n’est arrivé, ce jour-là de février où la vie de son amie a basculé. 

L’après-disparition

« J’ai parlé avec Mégane de ce qu’elle avait vécu après la disparition de Cédrika, des sentiments qu’elle avait ressentis. Je me suis inspiré de ce qu’elle m’a raconté lors de cette rencontre, mais j’ai aussi beaucoup inventé. J’ai toutefois gardé deux images fortes de son histoire. Celle où, lors des funérailles de son amie, elle s’est vue partout sur les photos, à ses côtés. Et cette anecdote qu’elle m’a racontée, une habitude qu’avait Cédrika de débarquer chez elle, un cinq dollars roulé comme une cigarette entre les doigts, en lui lançant cette phrase : "Je t’invite au dep." Je trouvais ça tellement percutant. »

La jeune femme a lu le roman avant tout le monde. En sachant que ce n’était pas son histoire, que les pages étaient remplies de bribes inventées. L’émotion était sans doute au rendez-vous. Le voyage littéraire a été heureux.

« Elle m’a dit que mon écriture l’avait transportée », résume l’écrivain.  

La plume de Boulerice, tout en couleurs et en références culturelles, promène le lecteur dans le vécu d’une jeune collégienne. Rosalie, narratrice et héroïne, file le parfait désamour avec Vincent. Ensemble depuis quelques mois, les deux Magogois partagent depuis peu un appartement dans la grande Montréal. Leur vie à deux n’est pas un long fleuve tranquille, ils peinent à accorder leur quotidien. Le partage des tâches n’est pas étranger au désenchantement. La fameuse charge mentale, qui a alimenté tant de statuts Facebook et de conversations, n’est manifestement pas répartie équitablement entre les tourtereaux. 

« J’avais envie de m’intéresser à ce qui perdure des rôles stéréotypés dans les relations hommes-femmes. Le carcan est plus lousse qu’avant, mais il est encore là. Quand j’avais 18 ans, on parlait très peu de féminisme. Maintenant, c’est un sujet vraiment actuel. Rosalie a 17 ou 18 ans, elle se construit. Elle n’est pas cynique, mais elle est certainement capable d’ironie et de mordant. Et elle constate qu’elle ne veut pas être cette femme-là qui nettoie derrière son chum, qui fait à manger, qui voit à tout. » 

Bref, le bateau du couple prend l’eau. La découverte des ossements d’Annie-Claude, amie très chère disparue à l’âge tendre de neuf ans, vient bouleverser le cœur de Rosalie et ajoute des épines sur le chemin des deux amoureux. 

Des livres, une amie, un peu de lumière

Rosalie trouve refuge et chaleur dans les livres. La poésie d’Anise Koltz est un baume autant que l’amitié neuve de Wendy, personnage déluré et empathique qui souffle comme un vent frais dans la vie de la jeune femme et qui cautérise un peu la blessure.

 « Wendy, c’est un clin d’œil à une amie très chère, Élyse, qui a été une coloc sporadique pendant mes années de cégep. J’étais un peu néophyte quand je suis arrivé en littérature et elle m’a fait découvrir plein de grands écrivains. »

À travers ce personnage autant que dans les citations d’auteurs (Anise Koltz, on l’a dit, mais aussi Sylvia Plath, Ted Hugues), on devine le parti pris de l’auteur pour les livres. Ce qu’ils peuvent, ce qu’ils apportent. Les pages qu’on parcourt peuvent être des poutres sur lesquelles on s’appuie. Des réverbères qui éclairent le sentier. 

« La littérature aide à se construire », dit celui qui est porte-parole de la semaine Lis avec moi (du 1er au 8 octobre) et qui milite à sa façon pour que la lecture gagne en popularité. 

Commencer avec Archie

« Quand je fais des rencontres en classe, je donne en exemple mon propre vécu parce qu’il est évocateur : moi, je n’étais pas d’emblée un grand lecteur, j’ai commencé à m’intéresser aux livres très tard, en parcourant des Archie. Il n’y a pas plus simple! Ça montre qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à lire. Il n’est jamais trop tard pour commencer à écrire non plus. J’essaie de défaire le fameux mythe du "je ne peux pas écrire parce que je ne suis pas bon en français". On peut avoir de la difficulté en grammaire et quand même avoir des tas d’histoires intéressantes à raconter. Je dis toujours aux groupes d’écoliers d’écrire avec leurs tripes. De raconter ce qui les passionne. De se révéler. Et d’oser aller puiser dans les trucs moins beaux, moins lisses. Parce que c’est dans ces zones-là, souvent, qu’on arrive à toucher les autres. L’humanité est faite de grandeurs, mais aussi de chutes. Et l’art, peu importe lequel, est une formidable façon d’exprimer ce qui nous habite, de canaliser tout ce qu’on a à dire », note le prolifique auteur dont le roman Jeanne Moreau a le sourire à l’envers a fait partie de la sélection The White Ravens 2014 de la Bibliothèque internationale pour la jeunesse. 

L’enfance, l’adolescence le fascinent. 

« C’est la raison pour laquelle j’écris autant pour la jeunesse. C’est une période charnière, un moment où on se définit. » 

Un moment où tous les possibles sont devant. Comme dans un roman.