Le président de la Course des régions pancanadienne Pierre Javaux, l’adjointe aux communications Camille Gagnon-Larivière, la directrice générale Josée Labrie et le directeur adjoint responsable des communications Philippe-Simon Bellavance.

Une véritable course aux trésors

C’est un ancien lauréat de la Course des régions pancanadienne, le Sherbrookois Jérémy Comte, qui endossera le titre de porte-parole pour l’édition 2018 de cette compétition de courts-métrages. Ayant remporté le Prix spécial du jury au Festival du film de Sundance plus tôt cette année, il incarnait, pour les organisateurs, un exemple inspirant pour les jeunes cinéastes du Canada.

« Jérémy, c’est comme notre Denis Villeneuve », a lancé la directrice générale de la Course, Josée Labrie, lors du lancement de l’événement mardi. « Ce qui est important, c’est que ce soit quelqu’un de significatif pour les cinéastes, qui incite les jeunes à s’inscrire. »

La Course des régions pancanadienne est un concours pour les cinéastes émergents de la relève. Les finalistes se voient offrir un budget de production ainsi qu’une formation de haut niveau offerte par l’Institut national de l’image et du son, pour réaliser leurs courts-métrages. Les films sont ensuite diffusés sur plusieurs plateformes grâce au partenariat avec Unis TV.

Comme l’objectif principal de la Course cette année est d’attirer des candidats de qualité, Josée Labrie espère que Jérémy Comte pourra en motiver plus d’un. « Quelqu’un comme lui qui leur parle, ça les interpelle directement. »

Le but du concours est d’offrir du contenu renouvelé et local qui saura susciter l’intérêt de la population et ainsi générer un engouement pour la création de films francophones. C’est pourquoi le président Pierre Javaux qualifie l’événement de « course aux trésors ».

Ancien gagnant du concours en 2011, Jérémy Comte mentionne que cette expérience a été révélatrice. Sa participation lui aura confirmé que la cinématographie serait son travail pour les années à venir. « Ça été un gros coup de pouce et ça a marqué le début de ma carrière », confie-t-il.

Assurer la pérennité
Maintenant que le concours est bien établi, les organisateurs s’attellent à assurer sa pérennité. « Il faut continuer à faire connaitre la course dans les régions canadiennes. L’hiver dernier, nous avons reçu des appels de l’Ouest canadien. Nous étions plutôt ravis. C’est la preuve qu’on commence à être connu dans ces territoires-là », explique Mme Labrie.

L’édition 2018 marque la troisième année où l’inscription est ouverte aux 17 régions administratives du Québec ainsi qu’à l’ensemble des régions francophones canadiennes. Josée Labrie est certaine que plusieurs talents seront découverts. « Comme la course est réservée à la fiction cette année, il y a un nombre plus élevé de cinéastes qui s’y intéressent. Si on a une soixantaine d’inscriptions, on sera satisfaits. »

Si le concours agit comme véritable tremplin pour les cinéastes participants, il permet aussi de développer un important réseau de contacts pour leurs projets. « Chaque fois que je reparle a un cinéaste qui a fait la Course, je vois des étincelles dans ses yeux. La passion est là, l’expérience reste forte. Ce qui est le plus intéressant pour eux, c’est que les liens restent », exprime Mme Labrie.

Les cinéastes en début de carrière professionnelle âgés entre 18 et 35 ans peuvent soumettre un dossier de candidature jusqu’au 6 août. Sélectionnés par les jurys, les finalistes ont le mandat de réaliser un court-métrage de fiction d’une durée de trois à sept minutes.