Actuellement dans une tournée québécoise qui devait être solo, Zachary Richard offre finalement une prestation en duo, son ami multi-instrumentiste Francis Covan étant libre pour l’accompagner.

Une tournée solo... à deux pour Zachary

Artiste engagé et fidèle défenseur de la francophonie, Zachary Richard est de passage deux soirs plutôt qu’un au Vieux Clocher de Magog vendredi et samedi. Son retour chez les Québécois semble avoir été attendu : presque tous ses spectacles sont complets.

Qu’a-t-il donc fait, Zachary Richard, depuis les cinq dernières années?

« Plein de choses! » répond-il en s’esclaffant. Le chanteur n’a effectivement pas chômé. Outre rebâtir sa maison et écrire un recueil de poésie qui sera publié l’automne prochain, il a aussi présenté en 2017 son 23e album, Gombo. C’est cet opus 23 qu’il offre à l’heure actuelle sur les scènes québécoises. Mais soyez sans crainte, les vieux classiques accompagneront également ses nouvelles chansons.

« Si je ne fais pas Jean Batailleur, on risque de me lyncher. C’est un peu délicat. Avec un répertoire aussi riche, c’est une tâche ardue de choisir des chansons qui vont rimer avec le public. Je veux non seulement le gâter avec des chansons connues, mais aussi l’emmener dans mon univers. C’est un travail qui demande beaucoup de réflexion et je crois qu’on a trouvé la recette », confie-t-il.

Ajout de dernière minute

Dans cette tournée intime, le chanteur n’est pas (contrairement à ce qui avait été annoncé) seulement accompagné de sa guitare, de son harmonica et de son accordéon. Sur scène se trouvera également le compositeur et multi-instrumentiste Francis Covan. Zachary Richard le décrit non seulement comme un talentueux musicien, mais aussi comme un ami de longue date.

« Lorsque j’ai su qu’il était libre, j’ai sauté sur l’occasion et je lui ai proposé de se joindre à la tournée. Nous allons parcourir les chemins du Québec avec plaisir », annonce-t-il. visiblement enjoué à l’idée de cet ajout de dernière minute.

Le poète profite également de cette tournée pour réciter sur scène quelques-uns de ses poèmes, à son grand plaisir. Pour lui, c’est une autre façon d’introduire ses assistances dans son monde.

« Comme on dit en Louisiane, “si ce n’est pas pareil, c’est proche parent”. La poésie est un autre aspect de mon univers que j’ai énormément de plaisir à présenter, et les gens semblent apprécier. »

Trilingue

Somme toute, Zachary Richard souhaite offrir un spectacle où on célèbre la vie. Depuis 50 ans, il suit la même devise lorsque vient temps d’être sur scène. « On fait de la musique pour la tête (pour faire rêver), pour le cœur (pour faire sentir) et pour les jambes (pour faire danser). »

Par crainte de ne pas être compris, le Louisianais a toujours séparé le français de l’anglais sur ses albums. Pour Gombo, il a décidé d’emprunter un autre chemin en mélangeant le français, l’anglais et l’espagnol.

« Je ne me suis pas imposé cette restriction. Tout simplement parce que ça ne reflète pas ma réalité. Je suis à l’aise d’être bilingue, ça me permet d’exprimer des choses d’une autre façon. »