En plus des quelques consoles de jeux vidéo installées dans le cinéma, les participants pouvaient jouer sur un des grands écrans.

Une occasion de partenariat

Mercredi, le réalisateur Estrien du documentaire Playing hard : quand le jeu devient réalité, Jean-Simon Chartier, était de passage à Sherbrooke pour une projection de son film. La Maison du Cinéma a profité de sa présence pour s’associer avec les organisateurs de l’événement La Console qui Console afin d’offrir au public une soirée spéciale de jeux.

« Quand on a eu la confirmation qu’on allait avoir Playing hard à l’affiche, on a voulu mobiliser le public qui serait intéressé par ce film-là. On s’est dit qu’approcher La Console qui Console serait une bonne idée », explique Mélodie Turcotte, responsable du développement à la Maison du Cinéma.

En plus des quelques consoles de jeux vidéo installées dans le cinéma, les participants pouvaient jouer sur un des grands écrans. De plus, après la présentation du documentaire, les spectateurs ont pu s’entretenir avec M. Chartier. La rencontre s’est déroulée dans la formule questions-réponses.

L’occasion de promouvoir un événement de Sherbrooke et le travail d’un réalisateur estrien par le fait même se prêtait bien. Le documentaire de M. Chartier est l’histoire d’un directeur de création qui voit son jeu accepté par un studio après 10 ans de travail et La Console qui Console est un grand rassemblement de joueurs, qui s’amusent pendant 30 heures avec de multiples jeux de tables ou vidéo.

« Notre côté d’amateurs de jeux vidéo était très content de voir la possibilité d’avoir les jeux vidéo sur un écran géant, on trouvait ça très intéressant. C’est une belle opportunité de montrer le programme qu’on a à offrir. Se faire connaitre de plus en plus à Sherbrooke et faire des partenariats avec des entreprises qui sont bien installées ici, c’est en faveur de notre cause » Pascal Fleury, membre fondateur de la Console qui Console.

Son événement aura lieu les 17 et 18 novembre au Centre de foires à Sherbrooke. Les jeux de toutes sortes sont mis sur pieds pour divertir les participants, mais aussi pour amasser des fonds pour Leucan et la Fondation Cancer du sein.

Quelques personnes se sont donc présentées mercredi pour parler au réalisateur et profiter des consoles de jeux.

« L’objectif est d’amener les gens à venir voir le film et par la bande contribuer aux campagnes de financement de La Console. C’est assez modeste comme public, mais notre but est de faire sortir les gens et de créer une expérience plus globale, pas juste le visionnement d’un film », ajoute Mme Turcotte.

Le réalisateur de Playing hard Jean-Simon Chartier.

Une aventure humaine

Le film Playing hard est à l’affiche en salle depuis le 21 septembre au Québec. Depuis, Jean-Simon Chartier s’est déplacé à Québec et à Montréal pour rencontrer les spectateurs. Le dernier arrêt de sa tournée était Sherbrooke, ville qu’il connait d’ailleurs très bien pour y avoir grandi avant d’emménager à Montréal.  

« J’ai passé quatre ans dans l’équipe de création d’un nouveau jeu vidéo, pas une franchise, mais une petite équipe de trente personnes qui est passée à 500 personnes quatre ans plus tard », raconte M. Chartier.

Il raconte donc l’aventure d’un directeur de création américain, Jason VandenBerghe, qui rencontre un producteur montréalais chez Ubisoft. Ce dernier choisit de miser sur son jeu, après que tous lui aient refusé le financement.

« J’ai cogné à la forteresse d’Ubisoft et j’ai réussi à réunir une petite équipe et avoir la carte blanche pour le film que je voulais faire. »