André Desjardins
André Desjardins

Une invitation à la liberté près du lac

MAGOG — Se considérant un véritable enfant de Magog, le sculpteur et peintre André Desjardins créera une sculpture monumentale qui sera exposée pour un minimum de cinq ans dans le parc de la Baie-de-Magog, en bordure du lac Memphrémagog, une fois complétée.

Le projet est rendu possible grâce à Luc Paquet, un mécène qui possède de nombreuses œuvres d’André Desjardins. Concrètement, ce collectionneur finance la conception de la sculpture grand format et il la prêtera à la Ville de Magog.

« J’avais le goût de faire une œuvre de grande taille. Et de savoir qu’elle pourra être présentée pendant une longue période dans le patelin où j’ai grandi, c’est vraiment plaisant. J’ai l’impression de laisser une trace, de souligner que je suis de retour dans ce milieu où, plus jeune, j’ai fait de la plongée sous-marine, j’ai été gardien de plage et bien plus encore », raconte l’artiste.

André Desjardins a déjà conçu une sculpture monumentale, intitulée Recevoir, héroïque, il y a quelques années. Tirée à huit exemplaires, elle se retrouve notamment devant la résidence de Luc Paquet, lequel est propriétaire de centaines de sculptures de provenances diverses.

Sa prochaine œuvre monumentale sera haute de quatre mètres et aura pour titre Libre. Il s’agira d’une réplique en bronze d’une œuvre plus petite conçue l’an dernier par l’artiste, qui expose à la Galerie Roccia à Magog mais qui profite néanmoins d’une vraie reconnaissance à l’étranger.

Le travail de création de la future sculpture monumentale s’est amorcé au cours des derniers jours. L’artiste passera environ trois mois à façonner son œuvre, puis viendra le temps du moulage après quoi les artisans d’une fonderie québécoise interviendront lors de la phase ultime.

Le sculpteur affirme que la Ville de Magog a fort bien collaboré avec lui et son mécène lors de la période d’élaboration du projet. « Elle a été extraordinaire. J’étais en contact avec un galeriste de Denver pour un projet semblable. Mais Magog a répondu présente et je considère qu’elle me donne un immense privilège, surtout qu’il est difficile d’obtenir de la reconnaissance au Québec dans mon domaine », note-t-il.

D’ailleurs, il semble d’autant plus enthousiaste que le secteur de la pointe Merry compte déjà un certain nombre de sculptures. « Ça pourrait devenir une des vocations de ce parc d’accueillir ce genre d’objet artistique. »

Puisque le projet sort de l’ordinaire, il a été décidé de réaliser un documentaire d’une cinquantaine de minutes sur celui-ci. La réalisation a été confiée à Hélène Bélanger-Martin, la conjointe d’André Desjardins, qui a dans le passé mené à bien différents projets de films.

Notons en terminant que l’artiste expose présentement deux sculptures en argile à la Galerie Roccia. Sur place, on peut également admirer plusieurs tableaux grand format qu’il a peints au cours des derniers mois.