Le premier épisode de la websérie Instinct sauvage sera mis en ligne le 16 janvier à 20 h.

Une histoire de chasse toute sherbrookoise

« Steph était mon meilleur chum, et j’ai tué son fils. Si t’es pas capable de me supporter là-dedans, câlisse-moi ton camp. »

Dès les premières secondes de la bande-annonce, on sent que le ton sera intense dans les cinq épisodes de la websérie Instinct sauvage, qui seront mis en ligne les mardis soir à 20 h à partir du 16 janvier.

C’est avant tout une histoire de chasse que racontera la série, en abordant le drame de la mort accidentelle d’un enfant et les impacts de celle-ci sur les chasseurs impliqués et leur entourage.

« L’image du chasseur est un peu taboue. On en parle souvent quand il y a un mauvais tir ou un acte de braconnage, ce qui représente peut-être 1 pour cent des chasseurs. La série s’adresse aux passionnés, mais aussi à ceux qui veulent commencer, aux débutants, aux conjoints, aux conjointes; on espère atteindre une masse provinciale, pas juste les mordus passionnés de chasse », explique le producteur Benoit Turcotte, un Sherbrookois qui s’adonne à la chasse depuis 2011.

Celui-ci a remarqué que la pratique de cette activité se transmettait la plupart du temps de père en fils, et les histoires familiales occuperont d’ailleurs une grande place dans la série. « Oui, il y a une tragédie, une période dark. Mais on voit toutes les épreuves que le personnage va traverser comme père, comme homme, comme chasseur, et c’est finalement un retour à la chasse qui va lui permettre de revivre. C’est une série pleine d’émotions, on ne parle pas juste de chasser des bêtes. On voit ce qui se passe chez eux avec leurs blondes, par exemple. »

100 pour cent Sherbrooke

M. Turcotte a réussi à s’entourer d’une équipe toute sherbrookoise pour réaliser Instinct sauvage. Du technicien de son jusqu’aux acteurs, en passant par les lieux de tournage, la production est bien ancrée dans la région.

Le producteur a même réussi à établir un partenariat avec Nissan Sherbrooke, qui présente la série. « Pendant la première journée de production, on a tourné 10 heures et on a fait une mini-bande-annonce de 32 secondes. Je suis allé cogner chez Nissan pour leur parler du projet, et 30 minutes plus tard, je ressortais avec un pick-up et un budget. Ce sont donc encore d’autres gens de Sherbrooke qui ont aidé à la réalisation de ce rêve », explique-t-il.

La bande-annonce de la websérie, sur la page Facebook Instinct sauvage, a déjà été vue plus de 100 000 fois, et l’écriture de la deuxième saison est déjà commencée.

« Je ne fais pas cette série-là pour faire de l’argent, j’ai un travail à temps plein », souligne M. Turcotte, qui travaille dans le domaine de la musique. « Mais c’était un rêve depuis longtemps. Je voulais toucher les gens, surtout les pères de famille, puisque 90 pour cent des chasseurs sont des hommes. C’est un peu dur de toucher ces personnes, mais la tournure est exceptionnelle, et ça donne quelque chose de super beau. »