Credit : Spectre Media : Marie-Lou BélandJournaliste : CatherineSalon des artisans - bilan

Une fidélité sans failles au Salon des métiers d'art

Lors de la toute dernière journée du Salon des métiers d'art de l'Estrie, dimanche, ils étaient encore nombreux à parcourir les kiosques du Centre de foires, zyeutant les créations plus uniques les unes que les autres en quête de la parfaite trouvaille à ajouter à leur collection d'artisanat.
« Ça s'est très bien passé, comme chaque année », constatait la directrice générale de la Corporation des métiers d'arts de l'Estrie, Lyne Montmeny, alors que la 27e édition de l'événement tirait à sa fin. « Le Salon, c'est une sortie attendue par les visiteurs, et ils viennent toujours en grand nombre. Je pense qu'on va avoir eu autour de 7000 visiteurs, comme les années passées. »
Pour la première fois cette année, le Salon avait fait place aux artisans en herbe : onze enfants âgés de 4 à 14 ans exposaient samedi après-midi leurs créations avec grande fierté.
« Cette activité-là, ç'a été formidable ! constate Mme Montmeny. La réponse du public a été exceptionnelle et les enfants étaient super allumés. Il y en a pour qui ç'a vraiment été une révélation ! Certains ont presque vendu toutes leurs créations. »
Vu le succès de cette initiative, il ne serait pas surprenant que celle-ci soit de retour lors de la 28e édition du Salon.
« Je pense qu'on a créé une chose avec laquelle on va récidiver, confirme la directrice générale. On va y réfléchir, mais c'est fort possible que ça revienne, parce que les jeunes ont déjà des idées pour l'an prochain ! »
Des chouchous et des nouveaux
« Les gens aiment la nouveauté qui est apportée au Salon d'année en année, fait valoir Mme Montmeny. Cette édition-ci, il y avait 16 nouveaux artisans sur 62. »
Parmi les créateurs nouvellement arrivés qui ont fait fureur, on compte Conception Expression Cuir, une entreprise du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui offre des accessoires de cuir, dont des sacs peints à la main qui se sont vendus comme des petits pains chauds.
« Ça faisait plusieurs années qu'on nous demandait de venir, mais on était trop occupés, explique Gilles Bergeron, copropriétaire de l'entreprise. Habituellement, je fais le Salon de Montréal, qui dure 22 jours, mais maintenant, il dure seulement 11 jours alors je peux venir ici. On est bien contents de la réponse des gens. »
Il y a aussi ces artisans que Lyne Montmeny appelle les « chouchous » : ceux qui sont présents chaque année et dont la popularité ne tarit jamais. Le kiosque de l'entreprise Chamaille en fait partie.
À Warden, Lucie Dion et Denis Béliveau font l'élevage d'alpagas, dont la fourrure est tondue puis transformée par Mme Dion en vêtements et en accessoires aussi chauds que douillets. « On vient au Salon ici depuis une dizaine d'années, et bien qu'il y ait des gens chaque fois, je pense que c'est l'année où on a eu le plus de monde ! », se réjouissait M. Béliveau.