Plants and Animals

Une feuillaison de spectacles

Quand le vent de la rentrée souffle sur septembre, on se désole de laisser l'été derrière, de voir les jours raccourcir, de sentir la fraîcheur s'inviter avant même le coucher du soleil. On reprend le train-train quotidien à reculons, peut-être. L'automne qui arrive a quand même du bon. Entre autres parce que la rentrée est aussi synonyme de sorties culturelles. Et un coup d'oeil aux programmations des salles environnantes laisse espérer le meilleur. Voici quelques-uns des spectacles qui pourraient ajouter de la couleur à la prochaine saison:
Plants and Animals
Basia Bulat
MUSIQUE
Ariane Moffatt
Le petit spectacle
Salle Maurice-O'Bready, 6 octobre
Centre d'art Richmond, 27 octobre
Polyvalente de Thetford Mines, 5 novembre
La grosse tournée de 22 h 22 à peine terminée, Ariane Moffatt reprend déjà la route, mais en équipe réduite. Avec son complice musicien Joseph Marchand, elle propose cette fois un rendez-vous intime. Un piano, une guitare, c'est tout ce qu'il faut pour un voyage tout doux dans son riche répertoire.
Charles-Antoine Gosselin
P'tit bonheur de Saint-Camille, 21 octobre
Charles-Antoine Gosselin a d'abord fait entendre sa voix au sein du groupe anglophone Jake and the Leprechauns, devenu plus tard Harvest Breed. Lors de la 19e édition des Francouvertes, l'an dernier, c'est en français et en solo que le Sherbrookois a fait son chemin jusqu'en finale. Au Festival en chanson de Petite-Vallée cet été, il a raflé une flopée de prix (dont LE grand prix) grâce à son univers folk-franco tout personnel. Et c'est cet univers que l'auteur-compositeur-interprète natif de Sherbrooke fera vivre sur scène, avant de l'endisquer. C'est en 2017 qu'il prévoit lancer la galette francophone sur laquelle il planche depuis plusieurs mois déjà.
Yann Perreau
Théâtre Granada, 15 octobre
À moins d'avoir passé l'été hors du Québec, vous avez entendu J'aime les oiseaux 300 fois, sinon davantage. Le premier extrait du nouveau disque de Yann Perreau a connu un départ canon sur les ondes des radios, toutes antennes confondues. Ceux qui connaissent l'auteur-compositeur-interprète le savent : sur scène, il est complètement dans son élément. On est donc curieux de voir le tour de chant qu'il a tissé avec les chansons de son récent opus, Le fantastique des astres.
Lisa LeBlanc
Théâtre Granada, 28 octobre
Son franc-parler sans faux-semblant, sa spontanéité rafraîchissante et sa langue musicale bien à elle ont eu tôt fait de classer Lisa LeBlanc dans la catégorie des artistes à la couleur unique. Après avoir joué un peu partout au pays et en France, l'énergique chanteuse acadienne nous revient cet automne avec un nouveau disque tricoté dans la langue de Shakespeare. Et un nouveau spectacle dans la foulée. Le premier extrait, Dump the Guy ASAP, qu'on peut déjà entendre sur YouTube, est aussi coloré qu'on peut l'imaginer et laisse augurer le meilleur.
Plants and animals
Boquébière, 5 novembre
Ils produisent leurs albums eux-mêmes, ils jouent un peu partout à travers le monde et ils se sont bâti une solide réputation parmi les amateurs de musique alternative, les musiciens de Plants and Animals. Ils avaient quand même laissé filer quatre ans entre leur précédent disque et Waltzed in from the Rumbling, qu'ils ont lancé ce printemps. Le folk rock chaleureux de celui-ci a ravi les critiques autant que les fans de la première heure, qui lui ont rapidement trouvé une parenté sonore avec Parc Avenue, le tout premier CD du groupe montréalais, dont les spectacles, courus, ne sont jamais décevants.
Richard Séguin
Théâtre Granada, 12  novembre
Avec un vétéran de la trempe de Richard Séguin, on sait d'avance que la soirée sera belle. On y entendra assurément quelques succès tirés dans le répertoire de ses 45 ans de carrière, mais on appréciera surtout le bouquet de chansons tirées de son tout récent disque, Les horizons nouveaux, chargé d'idéaux et d'espérances. Pour ce retour sur scène, l'auteur-compositeur-interprète sera entouré de ses complices Simon Godin et Hugo Perreault aux guitares, et Myelle au violoncelle.
Basia Bulat
Théâtre Granada, 1er décembre
Ce que Basia Bulat propose est un voyage rare dans un univers musical qui est tout sauf formaté. Avec sa voix qui rappelle par moments celle de Tracy Chapman, sa autoharpe et son charango, l'auteure-compositrice-interprète canadienne est un oiseau rare dans le paysage artistique. Et son plus récent disque, Good Advice, est un bonheur pour les oreilles. Inutile de préciser que les espérances sont grandes et qu'on s'attend à un spectacle de haut calibre.
Théâtre
La Galère
Salle Maurice-O'Bready, 13 et 14 octobre
Maison des arts de Drummondville, 15 et 16 octobre
Renée-Claude Brazeau avait peut-être fait le tour du jardin télévisé avec Steff, Claude, Mimi et Isa, mais elle avait apparemment encore des trucs à faire vivre à son quatuor de personnages. On se demande si le passage du petit écran à la scène sera réussi, mais s'il est à l'image des quatre copines (et de leurs excellentes interprètes), il ne devrait pas être ennuyant. Dans ce nouveau chapitre théâtral, les filles galèrent encore et cherchent à se libérer des chaînes qui entravent leur vie. Paraît-il, c'est là où elles s'y attendaient le moins qu'elles vont finalement trouver leur si chère liberté.
Des fraises en janvier
Salle Maurice O'Bready, 8 novembre
Carré 150 de Victoriaville, 29 octobre
Avec un texte signé Evelyne de la Chenelière et une distribution qui compte Stéphane Archambault, Léane Labrèche-Dor, Laurence Dauphinais et Jean-Philippe Perras, on peut s'attendre au meilleur. Coproduite par le Centre culturel de Joliette et le Théâtre Advienne que pourra, la pièce de théâtre musical mise en scène par Frédéric Bélanger traite d'amour et d'engagement, de vérités et de mensonges, de chassés-croisés amoureux où réel et fiction s'entrelacent. Oui, la mise en bouche est intrigante.
La liste de mes envies
Salle Maurice-O'Bready, 30 novembre
Maison des arts de Drummondville, 19 novembre
Carré 150 de Victoriaville, 3 décembre
Parce que c'est une comédie tirée d'un roman à succès de Grégoire Delacourt, parce que c'est Marie-Thérèse Fortin qui signe la mise en scène, parce que Marie-Chantal Perron donne la réplique à Steve Laplante, Marc Legault, Anick Lemay et Tammy Verge, on se dit que c'est une pièce à ne pas manquer. 
L'histoire, on la connaît : propriétaire d'un atelier de couture, Jocelyne mène une existence bien sage et cousue de plaisirs simples auprès de son mari Jocelyn. Jusqu'à ce qu'elle remporte le gros lot... et qu'elle se demande, avec une certaine angoisse, si tant d'argent est vraiment la clé du bonheur.
Tartuffe
Salle Maurice-O'Bready, 29 novembre
Maison des arts de Drummondville, 17 novembre 
Ce n'est vraiment pas le premier Molière auquel s'attaque le TNM. La compagnie théâtrale a l'habitude de servir des classiques habilement revisités. Avec une histoire comme celle de Tartuffe et une brochette d'acteurs comme Benoît Brière, Emmanuel Schwartz et Anne-Marie-Cadieux, on peut s'attendre au meilleur. Et à rire beaucoup.
Humour
Pierre Hébert
Le goût du risque
Vieux Clocher de Magog, 30 septembre et 1er octobre 
Sa vente de billets sous le couvert de « l'humoriste mystère » a fait grand tapage et bonne récolte, l'hiver dernier. En 48 heures à peine, Pierre Hébert avait trouvé preneurs pour quelque 20 000 billets. Son deuxième effort solo, bien nommé Le goût du risque, se déploie enfin un peu partout au Québec cet automne. L'humoriste québécois s'est inspiré des travers et de l'absurde de son propre quotidien pour tresser son nouveau chapelet de numéros.
Phil Roy
Vieux Clocher de Magog, 9 et 10 septembre, 11 et 12 novembre
Maison des arts de Drummondville, 21 septembre
Le Carré 150, Victoriaville, 24 septembre
On pourrait dire qu'il a pris son temps avant d'oser un premier spectacle. Après tout, Phil Roy a en poche son diplôme de l'École nationale de l'humour depuis 2011. Ce serait oublier qu'il a multiplié les projets depuis. Parce qu'il a fait partie de SNL Québec et qu'il collabore régulièrement à l'émission radiophonique Éric et les fantastiques, l'humoriste de 28 ans s'est fait connaître du grand public avant même de présenter ses numéros sur planches. Ceux qui s'impatientaient de le voir enfin sur une scène près de chez eux seront heureux : il trouve enfin le temps de plonger avec un show tout personnel dans lequel il évoque sa vision du monde, une vision teintée d'un soupçon d'immaturité (c'est lui qui le dit!).
Cirque
Les 7 doigts de la main
Réversible
Salle Maurice-O'Bready, 3 et 4 novembre
C'est un spectacle tout chaud et on le verra avant tout le monde : Les 7 doigts de la main présentent leur nouveau tour de piste, Réversible, en avant-première sherbrookoise. Et deux soirs plutôt qu'un. Ceux qui ont vu la troupe lors des deux étés qu'elle a passé à la Place Nikitotek se souviendront de l'univers à la fois poétique, contemporain et haut en performances relevées qu'elle sait insuffler à ses créations circassiennes. La signature des 7 doigts se retrouvera encore une fois dans ces nouveaux tableaux acrobatiques bâtis autour de la vie de huit hommes et femmes qu'on regarde évoluer à travers la serrure.