Des finissants de la vocation arts de la scène de l’école secondaire La Montée grimperont sur scène, ce mercredi, pour présenter un cabaret sur le thème de la « saine révolte ».

« Une énergie de groupe contagieuse »

Des finissants de la vocation arts de la scène de l’école secondaire La Montée grimperont sur scène, mercredi, pour présenter un cabaret sur le thème de la « saine révolte ». Leur prestation, qui mêle notamment rap et slam, sera présenté en anglais et en français.

Le projet a été mené avec Metropolis Blue à Montréal grâce à une subvention.

« On a été choisi en région parce qu’il n’y avait que quatre écoles francophones et anglophones à travers le Québec », raconte Danielle Bérard, enseignante en arts de la scène et responsable de cette vocation.

Habituellement, le projet compte une école francophone et l’autre anglophone. À La Montée, le projet est allé de l’avant en collaboration avec l’enseignante d’anglais.

Ce sont 19 finissants de la vocation qui ont participé. Au moment de notre passage au pavillon Le Ber, ils étaient en répétition générale.

« Pour eux, c’est un deuxième projet parce qu’ils présentent déjà une pièce de théâtre au mois d’avril, où ils sont scénographes, metteurs en scène, tout ça. Quand on leur a proposé ça, ils étaient vraiment contents, surtout de travailler avec des professionnels. C’est quelque chose de chouette (...) Pour les élèves, ce qui a été intéressant, c’est de voir comment ils ont pu travailler dans les deux langues. Pour certains, c’était difficile plus que pour d’autres; certains ont dû travailler plus fort. Tout le monde a mis la main à la pâte », raconte Mme Bérard.

Les jeunes ont été appelés à réfléchir sur la révolte et à mettre en mots leurs pensées. Kristelle Holliday, directrice générale du Théâtre des Petites lanternes et Patrick Quintal, acteur et metteur en scène, ont accompagné les jeunes dans tout le processus.

« Tous les textes qui sont sur scène, ce sont des choses écrites par les étudiants. C’est vraiment leur propre création, à partir de la thématique de la saine révolte. Ils ont beaucoup apprécié que ça soit une prise de parole par eux », commente M. Quintal, qui est aussi directeur artistique du Théâtre du Double signe. Les jeunes ont notamment participé à des ateliers de jeu et d’écriture. « Avec ce qu’ils nous ont donné, j’ai pondu un scénario, note-t-il. Comme le fil conducteur est la manifestation, il y a vraiment une énergie de groupe contagieuse. »

Parmi les membres du groupe, Luka Audy récite un slam en anglais. Il a pu coucher ses pensées sur papier lors d’un atelier. « Il fallait trouver un sujet qui venait nous chercher. J’ai réussi à en trouver un qui réussissait à venir me chercher. Mon père en ce moment combat un cancer des ganglions et j’ai décidé de parler de ça, et de dire comment moi je me sentais à travers ça. »

« Ce qui est vraiment impressionnant avec ces élèves, c’est leur authenticité. Ils sont vraiment honnêtes dans leur manière de dire, et ils ne sont pas gênés d’écrire ce qui ressort de l’intérieur d’eux » , renchérit Kristelle Holliday. « Je suis éblouie par leur capacité de créer dans une langue qui n’est pas la leur. »

La représentation a lieu à 19 h mercredi, à l’auditorium du pavillon Le Ber. L’entrée est gratuite.