L'aide financière d'un montant de 50 M$ est particulièrement bien accueillie en Estrie.
L'aide financière d'un montant de 50 M$ est particulièrement bien accueillie en Estrie.

Une aide financière pour les diffuseurs culturels « bien accueillie » en Estrie

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
L’aide financière d’un montant de 50 M$ annoncée vendredi par le gouvernement provincial est particulièrement « bien accueillie » par les diffuseurs culturels de l’Estrie. Cette nouvelle permet notamment au Théâtre Granada et au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke d’entrevoir la prochaine année de manière plus positive.

Le premier ministre François Legault et la ministre de la Culture, Nathalie Roy, ont expliqué, en point de presse, que le gouvernement verserait aux salles de spectacles l’équivalent de 75 % des revenus de billetteries qu’ils ont faits à la même période l’an dernier afin de combler une partie des pertes liées à la pandémie de la COVID-19.

Sans avoir encore eu le temps de bien analyser les détails de cette récente annonce, la directrice générale du Théâtre Granada, Suzanne-Marie Landry, admet accueillir cette nouvelle avec « beaucoup de joie et de gratitude ».

« Nous ne vivons pas une situation facile depuis le mois de mars. Après six mois de fermeture, nous avons travaillé très fort sur notre nouvelle programmation et bien que toutes les mesures de sécurité soient mises en place au Théâtre, les gens reçoivent tout de même le message de rester à la maison. Même si plusieurs personnes nous offrent une aide substantielle pour pouvoir repartir la machine, nous fonctionnons actuellement à perte. Toutes les formes d’aide sont évidemment les bienvenues », confie Mme Landry.

Le directeur général du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, Mario Trépanier, se dit également très heureux d’apprendre cette nouvelle. Il ajoute que le délai rapide suivant l’annonce des fermetures des salles de spectacles situées en zone rouge est particulièrement bien accueilli.

« Cela montre que le gouvernement est à l’écoute et qu’il est sensible à la réalité de notre milieu. [...] Ce sont des gestes importants qui auront des répercussions sur l’ensemble de l’industrie culturelle à long terme », mentionne-t-il.

L’aide financière de 50 M$ sera gérée par le Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que la Société de développement des entreprises culturelles. Il s’agirait également d’une « excellente nouvelle » selon les deux directeurs.

« Le Conseil des arts et des lettres a une structure très solide qui connait bien la réalité du milieu. C’est l’organe au Québec qui s’occupe de soutenir la création des artistes, des artisans ainsi que le travail des producteurs et des diffuseurs. Je crois que c’était la meilleure décision à prendre pour que l’argent se rende à bon port », conclut M. Trépanier.