France Dion, cocréatrice d’Auto-correct-art.

Une 2e vie pour Auto-correct-art

La collection Auto-correct-art aura une suite. Les Éditions RDL ont en effet décidé de dépoussiérer cette série de livres éducatifs originaux et de lui donner une nouvelle vie. Cela pour le plus grand bonheur de sa cocréatrice, France Dion.

La création de la collection Auto-correct-art remonte à près de 50 ans. À l’époque, France et son défunt conjoint, André Dion, élevaient ensemble leurs cinq filles. Pour les aider à effectuer des apprentissages en différentes matières, le couple avait inventé un jeu éducatif qui permettait aux enfants d’apprendre à lire, à compter et plus encore.

« On avait fait ça pour nos filles. Mais, après avoir découvert ce qu’on avait fait, un voisin nous avait dit qu’on devrait mettre ça sur le marché. On a vendu des terrains, un chalet, un bateau et des maisons pour avoir suffisamment d’argent pour commercialiser notre produit. On a investi 300 000 $ dans cette aventure au départ. On était téméraire », raconte France Dion.

Celle-ci affirme que son conjoint et elle-même ne sont pas devenus riches en lançant cette collection. N’empêche, trois millions de livres ont été vendus par le couple. Auto-correct-art a été distribué au Québec, aux États-Unis, en Suisse et même à... Tahiti.

Pour utiliser les livres de la série d’origine, il fallait acquérir le boîtier spécialement conçu par France et André Dion. Ce boîtier accueillait de petits carrés qui, lorsqu’on avait bien répondu aux questions, créaient des formes colorées prédéterminées, lesquelles attestaient de la réussite ou non de l’exercice.

Avec la nouvelle série de livres, exit le boîtier. Toutefois, on place toujours de petits carrés sur un tableau quadrillé où sont alignés des images, des mots ou des chiffres. Mais on a simplifié le fonctionnement pour les utilisateurs.

« Il y a 24 exercices par cahier. Ils ont repensé le jeu et enlevé le boîtier, ce qui a permis de régler certains problèmes qui étaient liés à cet objet. Je ne sais pas comment seront les ventes, mais le marché des grandes surfaces sera accessible en plus des librairies et autres lieux semblables », explique la Magogoise.

Dans la foulée, elle note que le concept d’Auto-correct-art vise à placer l’enfant en « situation de réussite » et de le laisser évoluer à son rythme. « L’idée, c’est de ne pas classer les jeunes en fonction de leur vitesse et de permettre à leur intelligence de vraiment se manifester. »

Inespéré

France Dion le concède, elle ne s’attendait nullement à ce qu’une nouvelle série de cahiers Auto-correct-art voie le jour. Il y a quelques années, elle avait d’ailleurs fermé la compagnie qu’elle avait créée avec son mari pour commercialiser le produit.

« Les Éditions RDL m’ont contactée en me proposant de relancer ça. J’ai été totalement surprise. C’est extraordinaire de penser que ce produit aura 50 ans en 2020. Ça fait mon bonheur de savoir que c’est à nouveau en vente », indique-t-elle.

Cet automne, une première série de six cahiers doit être placée en circulation. Plusieurs autres s’ajouteraient en 2020 et pendant les années suivantes, si tout fonctionne tel que désiré.