Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Pour des salles privées comme le Vieux Clocher de Magog, l’aide supplémentaire de 3 M $ annoncée jeudi par le ministère de la Culture et des Communications va leur permettre de continuer leurs opérations en dépit des contraintes rattachées aux mesures sanitaires.
Pour des salles privées comme le Vieux Clocher de Magog, l’aide supplémentaire de 3 M $ annoncée jeudi par le ministère de la Culture et des Communications va leur permettre de continuer leurs opérations en dépit des contraintes rattachées aux mesures sanitaires.

Une « bouffée d’air frais » pour les petites salles

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Article réservé aux abonnés
Les lieux de diffusion privés et alternatifs de l’Estrie accueillent favorablement l’aide supplémentaire de 3 M $ annoncée jeudi par Québec afin de permettre aux diffuseurs du Québec de traverser la période estivale en tenant compte des mesures sanitaires en vigueur liées à la pandémie.

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a fait savoir qu'une somme supplémentaire de 3 M$ est accordée à la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles) pour que l'aide temporaire destinée aux lieux de diffusion privés et alternatifs soit maintenue en 2021-2022.

Cette aide provient des 147 M $ supplémentaires injectés dans le Plan de relance économique du milieu culturel, dévoilé le 25 mars dernier dans le discours du budget du ministre des Finances, Éric Girard. Une aide qui demeure conditionnelle à l'adoption par l’Assemblée nationale des crédits budgétaires.

Malgré tout, les différents milieux de diffusion estriens se disent contents de pouvoir compter sur une enveloppe supplémentaire qui couvrira certaines dépenses encourues entre le 1er avril et le 31 août prochain.

« C’est une très bonne nouvelle, a lancé le directeur général et artistique du Vieux Clocher de Magog, Bernard-Y. Caza, dont la programmation estivale prévoit la présentation de 81 spectacles d’ici le 31 août.

Le Vieux Clocher, qui peut normalement accueillir 400 spectateurs, a vu sa capacité d’accueil réduite à 150 places afin de respecter les consignes de distanciation liées à la COVID-19.

« À 150 places, on ne couvre pas nos frais et les artistes non plus, tient à préciser Bernard-Y. Caza. Mais cette aide-là fait en sorte que les arts de la scène peuvent continuer à respirer - avec un poumon artificiel peut-être - mais au moins les artistes, comme les musiciens et les techniciens, n’auront pas besoin de se trouver une job sur la construction pour l’été… Ils vont pouvoir continuer à se consacrer à leur art. »

Selon le directeur général du Vieux Clocher, cette aide supplémentaire va permettre aux lieux de diffusion privés et alternatifs de pouvoir planifier leur programmation et aux spectateurs de pouvoir déterminer à l’avance leurs sorties en salle.

« Quand on sait où on s’en va, c’est plus facile. Ça nous permet d’être plus proactifs. »

Philibert Bélanger est le directeur général de la Petite Boîte noire.

Petite Boîte noire

Du côté de la Petite Boîte noire, l’accès à une aide supplémentaire a été accueillie comme « une bouffée d’air frais », pour reprendre l’expression utilisée par son directeur général Philibert Bélanger.

« C’est une belle reconnaissance pour toutes les petites salles indépendantes comme la nôtre. C’est une reconnaissance du travail qu’on accomplit dans l’écosystème culturel québécois », de dire le responsable de la salle du centre-ville de Sherbrooke.

Comme plusieurs autres lieux de diffusion, la Petite Boîte noire a pu compter sur une aide temporaire durant les 12 premiers mois de la pandémie, a rappelé Philibert Bélanger. Une aide qui a permis à l’établissement de survivre.

« Même si on a dû annuler des shows à cause de la COVID, tout le monde a pu être rémunéré quand même. Cela a fait en sorte qu’on a pu maintenir le lien d’emploi.

« On est content de savoir que cette aide-là va se poursuivre au moins jusqu’en septembre. »

Au P’tit Bonheur de Saint-Camille, l’aide supplémentaire permettra de consolider la présentation de quatre spectacles : deux au début du mois de mai et deux à la fin juin.

Ces spectacles, présentés en collaboration avec Destination St-Camille, se tiendront dans l’ancienne église du village, rebaptisée le Camillois, indique le responsable culturel et communautaire, Benoit Bourassa.

« C’est sûr que, dans la période actuelle, ça ne compense pas tout. Mais ça nous permet de fonctionner de façon correcte. Ça va nous permettre de payer une grande partie de frais fixes comme les cachets des artistes et des techniciens. »

Selon le ministère de la Culture et des communications, l’aide supplémentaire vise notamment à « maintenir des conditions d'accès viables et durables aux lieux de diffusion de spectacles de musique ou de variétés en lien avec les directives gouvernementales de santé publique »

Elle permet aussi « d’accompagner les salles de spectacles privées