Du 28 juin au 7 juillet, la Grande Virée artistique est de retour. L’événement gratuit permet aux Sherbrookois de découvrir les artistes de la région dans leur milieu de travail. Sur la photo, Marie-France Lauzier, secrétaire, Sylvie L. Bergeron, présidente d’honneur, Christine Morissette, vice-présidente, et Anne-Marie Auclair, présidente.

Un vent de renouveau pour la Grande Virée artistique

Plus que jamais, la Grande Virée artistique (GVA) est prête à faire rencontrer aux Sherbrookois les 29 artistes de la région, dont 10 nouveaux pour cette 18e édition.

Les organisatrices se sont assurées de mettre l’eau à la bouche des Sherbrookois par l’entremise des réseaux sociaux, en y présentant les artistes participants, en donnant un aperçu de leurs œuvres et en ajoutant des diffusions en direct d’artistes dans le feu de l’action, dans leur propre atelier. Ce qui s’arrime bien avec la mission de la GVA, qui est de montrer l’artiste dans son environnement de travail. Le site internet a aussi été revu de A à Z.

L’idée, c’était de changer de style, souligne Christine Morissette, vice-présidente de la GVA. « La grande virée, elle est bien établie, elle est connue, mais il fallait travailler sur la visibilité. Surtout auprès des jeunes. On a changé ce qui était nécessaire d’être changé. »

Les organisatrices ont ainsi invité la relève artistique, en proposant un concours avec les écoles secondaires de la région. Le gagnant du concours de l’an dernier aura son œuvre affichée dans les bureaux de Raymond Chabot Grant Thornton, le commanditaire principal de la GVA.

Pour Anne-Marie Auclair, les arts sont intéressants pour les enfants, puisqu’ils interpellent une nouvelle génération d’artistes.

« Des fois, on a l’impression qu’il faut être très cultivé pour s’intéresser à l’art, alors que c’est tout le contraire. L’art, c’est émotif, c’est ce qu’on aime. C’est une manière de piquer la curiosité des gens », précise Christine Morissette.

« C’est unique d’avoir l’occasion de rentrer chez l’artiste, de le voir travailler et d’avoir un échange direct. Ça n’existe pas ailleurs », affirme la présidente de la GVA, Anne-Marie Auclair.

Comme lors des précédentes éditions, le parcours d’ateliers à visiter commence à l’exposition collective du Centre culturel Pierre-Gobeil, pour ensuite se diriger dans les secteurs de Rock Forest et Brompton, jusqu’à Fleurimont.

Démystifier l’art

C’est Sylvie L. Bergeron, présidente du secteur communications du conseil d’administration du Conseil de la culture de l’Estrie, qui assure la présidence d’honneur de la GVA cette année. Son objectif pour cette édition est de démystifier l’art.

« Avant la démocratisation des arts et de la culture, c’est la démystification! C’est ça, la première étape. Il faut dire aux gens que les arts, ça ne mange personne et ça ne mord pas. Après ça, on peut rendre ça accessible », affirme Mme Bergeron.

L’événement gratuit se déroule du 28 juin au 7 juillet. Pour plus d’information sur le parcours, il suffit de se rendre au gvasherbrooke.com.