Patrick Therrien a décidé de publier son livre sous son nom d’artiste Nia Skweda Sibosimis qui signifie « C’est moi le feu et l’eau ».
Patrick Therrien a décidé de publier son livre sous son nom d’artiste Nia Skweda Sibosimis qui signifie « C’est moi le feu et l’eau ».

Un roman autochtone pour Patrick Therrien

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Après l’aventure du groupe musical Watopeka, Patrick Therrien alias Nia Skweda Sibosimis, se lance dans l’écriture. Son livre, La plume d’un métis, est déjà disponible et le lancement officiel se déroulera à la maison bleue du Domaine Howard à Sherbrooke dimanche de 11 h à 15 h.

Le livre de 85 pages des Éditions des 2 oiseaux rares comporte trois récits et une légende

« C’est de l’oralité, tu suis un personnage et il te raconte ce qu’il a vécu, souligne Patrick Therrien. C’est toujours inspiré de mes voyages, de mes lectures et de mes aventures en forêt. Il y a beaucoup d’images de nature. »

C’est en préparant un spectacle que Patrick Therrien a eu l’idée du livre.

« Le récit Le canot, je l’avais appris par cœur et je m’étais dit que j’allais en faire un conte musical, raconte-t-il. Mais je ne pouvais pas arriver en spectacle et n’avoir rien à offrir. J’ai sorti mon argent pour faire un petit livre de 85 pages. L’idée d’écrire était en moi. »

Patrick Therrien a décidé de publier le livre sous son nom d’artiste Nia Skweda Sibosimis qui signifie « C’est moi le feu et l’eau ». Ce nom lui a été donné par la femme médecine Samanîa et sa grand-mère Délîa. M. Therrien tient aussi à préciser son héritage autochtone.

« Je suis canadien-français, métis algonquins, mais d’ascendance autochtone, mentionne-t-il. Ce sont mes ancêtres, mais c’est prouvé par la généalogie. Tu ne peux pas simplement te proclamer autochtone »

La meilleure façon d’obtenir le livre pour l’instant est d’écrire directement à M. Therrien sur Facebook. Quelques commerces dans les Sources comme le Saint-Vrac de Saint-Adrien offrent aussi le livre.

Il est important plus que jamais de mettre de l’avant l’héritage autochtone selon M. Therrien surtout en lien avec la triste histoire du décès de Joyce Echaquan à l’hôpital de Joliette.

« J’espère que ça va ouvrir les consciences, admet-il. Il y a une question de respect entre nous. »

Outre ses projets d’écriture, M. Therrien se garde occupé avec des cours de méditation pleine conscience pour les enfants, des contes et des spectacles de musique.

« Ça ouvre des portes pour des trucs sur zoom, résume-t-il. Ça fonctionne beaucoup ! Je fais des comptes pour enfants dans les écoles. Je compose quelques tounes de temps en temps. »