Un projet père-fille pour Marcel Leboeuf

Déterminé à partager la scène avec sa fille Laurence au cours des prochaines années, Marcel Leboeuf est à plancher sur un projet théâtral les mettant tous deux en vedette.« Je rêve de jouer avec elle un jour, mais si j'attends après la télévision, ça n'arrivera jamais. C'est un projet d'envergure dont je ne peux pas encore dévoiler les détails », affirme le comédien, déçu de ne pas avoir obtenu de rôle au petit écran depuis quelque temps.
Celui que l'on verra sur les planches de la Maison des arts de Drummondville l'été prochain a également eu une offre pour un projet cinématographique et pourrait également apparaître dans une série web.
« Je veux faire de nouvelles affaires, sortir de ma zone de confiance, collaborer avec du nouveau monde. J'espère que tout ça se réalisera », d'ajouter le sympathique artiste.
Les belles années du théâtre d'été ne sont plus. De 117 au cours des années 1990, le nombre de lieux de diffusion consacrés à cet art n'est plus que d'une vingtaine. « À une certaine époque, il y en avait partout, même dans les garages », se rappelle Leboeuf.Le duo Leboeuf-Chouinard a connu beaucoup de succès au fil des ans avant de se résigner à se départir du Théâtre des Grands Chênes. Force est d'admettre qu'ils ont passé le flambeau au bon moment, l'infrastructure ayant du mal à attirer une fraction des foules d'antan.Selon Marcel Leboeuf, la cause n'est pas perdue, bien au contraire. Il faudra toutefois revoir les façons de faire et, surtout, travailler sur la perception du consommateur.« La tolérance n'est pas aussi grande pour une pièce de théâtre que pour un film. Au théâtre, nous n'avons pas le choix de livrer une grande performance. Si l'amateur est déçu, il risque d'être un bon bout de temps sans revenir. Au cinéma, les gens y retournent même s'ils n'ont pas aimé le film. »
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