Plus de cinquante figurants ont participé aux quatre jours de tournage. Techniciens, producteurs, acteurs et bien plus se préparent à commencer le tournage.
Plus de cinquante figurants ont participé aux quatre jours de tournage. Techniciens, producteurs, acteurs et bien plus se préparent à commencer le tournage.

Un premier tournage en mode COVID réussi [PHOTOS ET VIDÉO]

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
Le premier tournage en Estrie depuis le début de la pandémie, qui s’est déroulé du 15 au 18 août, s’est achevé dans la nuit de mardi à mercredi. L’équipe du premier court-métrage de Clara Prévost, Le passeur, est plus que satisfaite de son expérience.

« On était fébriles au début, mais on est très contents. Tout a bien été, on a eu un beau tournage, une belle équipe, et on est heureux que la saison des tournages soit officiellement commencée », a déclaré Véronique Vigneault, directrice générale du Bureau Estrien de l’Audiovisuel et du Multimédia (BEAM), et future productrice chez Chasseurs Films.

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L’équipe s’est déplacée dans différents lieux de la Sherbrooke, notamment dans un appartement privé de la Wellington, un fleuriste, le Tim Hortons de la rue King Ouest, une cabine téléphonique du centre-ville et la Cathédrale Saint-Michel, où le tournage a pris fin.

Sasha Samar (Feux, Mémoires vives), qui joue le rôle de Rainer, alias Le Passeur, a vécu une super expérience. « C’est un grand luxe de travailler avec les conditions de la pandémie. C’est encore mieux que d’habitude, trouve-t-il, car en général, on n’a pas le temps, on court partout. Là, c’est une grande faveur d’avoir du temps et de plonger comme il faut dans le sujet, les situations et les relations. »

De son côté, Jade Charbonneau (Toute la vie, 5e rang, L’heure bleue), qui interprète Tania, une jeune fille aux prises avec quelques troubles, s’ennuie du côté « humain » des plateaux de tournage. « C’est ce que je préfère : être avec une équipe proche, ce qui est plus difficile en temps de pandémie. »

Malgré tout, « ça s’est vraiment bien passé. J’aime le fait de ne pas être à Montréal. C’est le premier tournage que je fais aussi loin. J’aime ça, car je n’ai pas de repères, ce qui m’aide avec mon personnage et la création de son univers », exprime la jeune fille de 19 ans, charmée également par la nature à proximité.

Le court-métrage raconte l’histoire de deux voisins, Tania et Rainer, qui se rencontrent à un moment charnière de leur vie. Grâce à la bienveillance qu’ils se portent, les défis qu’ils traversent prennent un nouveau sens, peut-on lire dans le synopsis.

Véronique Vigneault, directrice générale du Bureau Estrien de l’Audiovisuel et du Multimédia (BEAM), et future productrice chez Chasseurs Films, explique les consignes aux figurants sherbrookois.

Renouveler l’expérience 

L’équipe de production, qui voulait initialement tourner à Montréal, a été complètement charmée par la région de l’Estrie.

« On a fait le tour de la région, on est même allés jusqu’à Asbestos, et finalement, on a découvert des lieux magnifiques, et on s’est dit : pourquoi pas! », explique Sophie Parenteau, coproductrice.

 « On a envie de revenir c’est certain. On est complètement charmés par les gens et les équipes. Tout le monde est comme une petite famille », avoue-t-elle.

Véronique Vigneault indique que Clara Prévost, réalisatrice, confirme qu’elle a envie de faire d’autres projets dans la région. « Vous m’avez attiré avec les décors, mais vous allez me faire revenir grâce à la qualité des équipes », lui a-t-elle mentionné.

Prêt pour la suite 

Le passeur était la première production depuis la pandémie, il a donc servi de « cobaye ». « C’est certain qu’on a fait certaines petites erreurs et qu’on a noté des choses à améliorer, mais on est prêt pour le prochain film », assure Véronique Vigneault.

Masques, lunettes de protection, désinfectant et distanciation sociale étaient de la partie, et un maximum de 15 minutes était imposé lorsque deux comédiens sans masque étaient en « zone chaude », c’est-à-dire très proche l’un de l’autre.

« On avait fait le choix de remettre nos longs-métrages au printemps, car quatre jours de tournage, ça se fait bien, mais quand on a 30 jours consécutifs à faire, il faut s’assurer que tout fonctionne bien. On a aussi espoir que les mesures seront moins sévères rendu là et qu’on aura un peu plus de chance de tourner normalement », termine Mme Vigneault.