À gauche, Luc Fortin, député de Sherbrooke, accompagné d’Alexis Gingras, le grand gagnant du 29e Festival-concours de musique de Sherbrooke.

Un pianiste de Val-d’Or sacré grand gagnant

Le talent immanquable au piano d’Alexis Gingras, originaire de Val-d’Or, lui vaut le premier prix du 29e Festival-concours de musique de Sherbrooke (FCMS). L’édition 2018 comptait plus d’une vingtaine de finalistes qui ont pu être entendus lors du concert-gala dimanche. Il n’y a pas à dire, la relève musicale est forte!

Le jeune gagnant qui en est à sa deuxième année d’études au Conservatoire de musique de Montréal est surpris, mais plus que reconnaissant de sa victoire. « Il y avait tellement de bons participants, je ne m’attendais pas à gagner », confie Alexis Gingras.

Tout de même tout sourire, il est satisfait de voir que son travail acharné est récompensé. « Ça m’encourage tellement à continuer, c’est une bonne tape dans le dos », mentionne Alexis Gingras. Il repartira de Sherbrooke avec une bourse de 3000 $ qu’il souhaite utiliser pour poursuivre ses études au cycle supérieur.

Le grand gagnant explique que le festival-concours favorise le dépassement de soi. « C’est différent que de pratiquer dans ton salon et devant les mêmes personnes. Avec ce prix-là je sais que ce que je fais est bon », raconte le pianiste qui joue depuis l’âge de six ans. Il s’agit d’une belle préparation pour de futurs concours et un pas en avant vers une carrière professionnelle.

Édition parfaite

« Sur près de 300 jeunes, aucun n’est arrivé pas préparé », constate avec fierté Madeleine Tremblay, directrice générale du FCMS. Candidats, membres du jury et spectateurs sont tous enthousiastes, dit-elle. « C’est presque une fête! » Tous sont venus présenter le résultat de beaucoup de travail. « En musique, c’est l’effort constant et régulier qui va porter fruit », partage la directrice générale.

Comme le mentionne le récipiendaire Alexis Gingras, une prestation lors d’un concours de cette envergure et la réponse du public et des juges encouragent les musiciens à continuer. C’est une belle reconnaissance du talent de la relève. « Alexis, c’est un talent fou... Il va faire un musicien professionnel », note Mme Tremblay.

Commentaires constructifs

À chaque prestation, les membres du jury donnent leurs commentaires personnalisés et expriment leur appréciation. « C’est comme des capsules pédagogiques », explique la directrice générale. Dans l’optique de valoriser l’enseignement de la musique, chaque candidat termine le festival-concours avec beaucoup de conseils de la part de professionnels à mettre dans leur bagage. « Les juges adorent ça parce qu’ils n’ont pas l’impression d’être des machines à écrire. »

Nouvelle formule

Cette année, le concert-gala du FCMS accueillait deux finales où une quarantaine de jeunes musiciens prenaient part au concert, en plus d’artistes professionnels invités et du gala. Il s’étendait sur une journée entière. L’an dernier, il fallait sélectionner 12 finalistes et annoncer les gagnants en seulement 1 h 30. C’est en raison de la forte participation, dont 25 % des candidats qui proviennent de l’extérieur de l’Estrie, que les organisateurs ont apporté ces changements.

« On remarque que plusieurs spectateurs, qui n’ont pas de liens avec les jeunes, reviennent chaque année. Ils se rendent compte que la qualité est impressionnante », explique Mme Tremblay.

La directrice générale croit avec certitude que le festival est appelé à grandir dans les prochaines années. L’aspect provincial du concours et le calibre des prestations rendent l’évènement populaire dans les autres régions. « Les Estriens n’ont plus besoin d’aller dans les grandes villes pour faire un concours provincial », se réjouit Mme Tremblay en mentionnant que le festival est un bel atout pour la ville de Sherbrooke.