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Le Théâtre Granada maintient la jauge de 250 spectateurs tout l’été.  
Le Théâtre Granada maintient la jauge de 250 spectateurs tout l’été.  

Un peu de lumière au bout de la scène

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
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Le scénario estival se précise peu à peu pour les diffuseurs culturels de la région, qui profiteront de certains allègements des mesures sanitaires. Ainsi, le passage de l’Estrie en zone jaune, prévu le 14 juin, permettra notamment de faire passer la distance entre les spectateurs de différentes bulles à 1,5 m au lieu de 2 m.

Une bonne nouvelle pour le Vieux Clocher de Magog, qui pourra ainsi augmenter sa capacité à 190 spectateurs, alors qu’elle est de 150 actuellement. André-Philippe Gagnon, Louis-José Houde, Les Grandes Crues, Marc Dupré et Vincent Vallières sont de ceux qui chaufferont les planches de l’institution de la rue Merry. 

« Pouvoir accueillir davantage de spectateurs nous fait plaisir. On voit à quel point les gens sont heureux de revenir en salle et à quel point les artistes sont contents de retrouver le public. Nous, on est maintenant vraiment rodés pour composer avec les directives sanitaires, ça se passe bien », exprime le directeur du Vieux Clocher, Bernard Y. Caza. 

À 150 ou 190 places dans la salle, les billets trouvent vite preneurs, mais la rentabilité n’est évidemment pas la même qu’à 400 spectateurs. 

« Ce n’est pas le Pérou, bien sûr, mais les artistes retrouvent la scène, les techniciens travaillent. En zone jaune, les gens devront toujours porter le masque lorsqu’ils circulent dans la salle, mais une fois installés à leur place, ils pourront l’enlever même s’ils ne consomment pas de boisson ou de nourriture. Lentement, on voit que ça reprend, qu’il y a du mieux qui se dessine », souligne M. Caza.

Ce sentiment de voir se profiler la lumière au bout du tunnel est partagé par les autres diffuseurs.

« Pour une équipe comme la nôtre, dont le travail est axé sur la rencontre entre les arts vivants et le public, savoir qu’on s’en va peu à peu vers quelque chose qui ressemble davantage à la normalité encourage tout le monde », expose Anne-Sophie Laplante, chargée de mise en marché, développement et programmation au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

Anne-Sophie Laplante, chargée de mise en marché, développement et programmation au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

250 spectateurs tout l’été

Avec le changement de couleur annoncé, la possibilité de créer deux zones et d’ainsi augmenter la jauge de 250 personnes dans les grandes salles sera aussi dans les cartons à partir de la mi-juin. Mais tant du côté du Théâtre Granada que de celui du Centre culturel, on a décidé de ne pas changer les plans et de garder la même cible pour la belle saison.

« On a envisagé la mise en place d’une autre section, mais pour des questions techniques, et pour ne pas constamment jouer au yoyo avec le public, on a choisi, comme plusieurs autres diffuseurs, d’être plus prudents et de s’en tenir à ce qui était prévu, soit 250 spectateurs jusqu’à la fin du mois d’août », indique Mme Laplante.

Même son de cloche du côté du Théâtre Granada, où on maintient les balises déjà convenues pour la mise en vente des billets. 

« Il y a une question de logistique, mais aussi un enjeu sonore, parce que le son ne se réverbère pas de la même façon quand la salle est pleine ou à demi pleine, selon l’endroit où on est assis. Pour assurer une meilleure expérience, et pour que les spectateurs ne se retrouvent pas trop loin au balcon, on a préféré conserver la cible de 250 personnes », expose la directrice du Théâtre Granada, Suzanne-Marie Landry. 

Avec la distanciation, quelque 160 sièges sont disponibles au parterre du joyau de la Wellington, qui accueillera entre autres cet été les Alexandre Barrette, Emmanuel Bilodeau, Lynda Lemay, Bears of Legend, Les Trois Accords, Cœur de Pirate et Tire le coyote. 

Bernard Y. Caza, directeur du Vieux Clocher de Magog.

Pas d’entracte

La levée du couvre-feu, depuis la fin du mois de mai, permet aux prestations de commencer un peu plus tard et de s’étirer davantage dans la soirée. La gestion serrée du temps n’étant plus un enjeu, le Théâtre Granada entrevoit la possibilité de ramener des premières parties.  

Au Centre culturel, la programmation de l’été se déploie en entier sans entracte, question d’éviter les mouvements de spectateurs et de se mouler aux prestations pensées sur mesure pour le « contexte COVID ». Résultat : tous les spectacles présentés ont plus ou moins le même format de 90 minutes. 

« Tant pour les artistes que pour le public, c’est pas mal la durée maximale qu’on peut viser, sans interruption », note Mme Laplante.  

Pierre-Yves Roy-Desmarais, Rosalie Vaillancourt, Guylaine Tanguay, 2Frères, Dominic Paquet et Mariana Mazza sont quelques-uns des artistes qui figurent à la programmation estivale du CCUS.

Suzanne-Marie Landry, directrice du Théâtre Granada.