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Le cinéaste Charles Duquet était étonné, mais fier de recevoir le Cercle d’or Meilleur court métrage de l’Estrie.
Le cinéaste Charles Duquet était étonné, mais fier de recevoir le Cercle d’or Meilleur court métrage de l’Estrie.

Un documentaire remporte le Cercle d’or Meilleur court métrage

Émilie Pinard-Fontaine
Émilie Pinard-Fontaine
La Tribune
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Sherbrooke — Le gala de remise du Cercle d’or Meilleur court métrage de l’Estrie a reconnu le travail du cinéaste Charles Duquet pour son court métrage documentaire « Vers des champs inconnus ». Le Sherbrookois d’origine s’est montré étonné, mais aussi profondément reconnaissant de ce prix qui « a une place spéciale dans [son] cœur ».

Rappelons que ce court métrage « suit un couple qui se voit obligé de quitter sa maison parce que lui, un monsieur qui s’appelle André, souffre de Parkinson et de pertes de mémoire, donc la maladie d’Alzheimer ». Ce documentaire, inspiré de l’expérience vécue par les grands-parents de Charles Duquet, suit ce processus de transition parfois imprévisible.

Les membres du jury ont notamment souligné la profonde humanité de ce court métrage « très justement réalisé » et de son « montage bien articulé qui laisse toute la place aux personnages et à la situation particulière et émouvante qu’ils vivent ».

Le jeune cinéaste se réjouit de ce prix qui « représente plusieurs choses » pour lui.

« Ça peut apporter de la visibilité au film, puis de la visibilité aussi à ce que je veux communiquer. Mais aussi, d’un point de vue plus symbolique, je pense que c’est vraiment bien de recevoir un prix qui est local, dans le sens où j’ai un sentiment d’appartenance envers la région de l’Estrie », explique Charles Duquet.

Le court métrage est aussi le premier documentaire à remporter le Cercle d’or Meilleur court métrage, une fierté pour le réalisateur.

« Au Québec, il y a quand même une tradition du documentaire. Je pense qu’il y a beaucoup de monde qui fait du documentaire en Estrie, puis j’espère pouvoir continuer un peu cette tradition-là », précise-t-il.

Le cinéaste tient aussi à souligner le travail des autres finalistes de cette compétition qu’il qualifie d’« amicale ».

« Je me suis rendu compte que chaque film avait une âme, chaque film avait des intentions très particulières et très personnelles », exprime-t-il.

Charles Duquet tient à souligner le travail de ses collègues cinéastes également finalistes à la Compétition régionale.

Motivation supplémentaire

Le passionné de documentaires, qui se décrit lui-même comme « quelqu’un de proactif », admet que cette reconnaissance a « un impact positif sur [lui] et [sa] motivation ».

« Si ça ouvre une fenêtre [sur] mes œuvres, les gens vont apprendre à les connaitre et ça, je pense que ça a un impact positif », précise-t-il.

Depuis « Vers des champs inconnus », Charles Duquet a tourné plusieurs autres courts métrages. La distribution de l’un d’eux va d’ailleurs bientôt commencer.

« Pour l’instant, je crée beaucoup de courts métrages. Pour moi, le court métrage, c’est une méthode de création qui est accessible, mais aussi je trouve qu’on voit trop souvent un court métrage comme un lien vers le long métrage dans le parcours d’un cinéaste. Pour l’instant, moi, j’espère faire le plus de courts métrages possible parce que je trouve que ça a un lien qui laisse la forme créative », mentionne-t-il.

La cérémonie intime, animée par Samuel Morier, est offerte gratuitement pour visionnement du 6 au 10 juin sur le site du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke.

Scène du film «Vers des champs inconnus» de Charles Duquet qui a remporté le Cercle d’or Meilleur court métrage de l’Estrie.
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