La comédie musicale La Belle et la Bête sera jouée au Théâtre Granada les 8, 9 et 10 juin. Sur la photo, Marianne Chapdelaine dans le rôle de Belle, Martin Ducharme, directeur artistique et coproducteur, Marc Olivier Robidas, directeur des communication et coproducteur, et Virginie Beaudin, costumière.

Un classique de Disney façon estrienne

Les classiques de Disney sont indémodables et toujours aussi populaires. Au cinéma, mais aussi sur scène. Rien que cette année, la comédie musicale La Belle et la Bête sera présentée dans plus de 600 endroits dans le monde. Et Sherbrooke est l'un d'eux puisque les Productions LAGAM ont planché sur leur version de la célèbre production.
Quatre représentations auront lieu au Théâtre Granada et mettront en vedette 45 musiciens et 25 comédiens, chanteurs et danseurs sur scène. La première est ce jeudi (8 juin).
« La troupe de comédiens est composée de gens d'expérience et de passionnés. Oui, on a beaucoup d'amateurs, mais ils sont supportés par une équipe de professionnels », explique le coproducteur Marc Olivier Robidas.
Les musiciens font partie de l'Ensemble à vent du Haut-Saint-François, une harmonie séniore d'East Angus. Ils sont dirigés par Martin Ducharme, coproducteur de la pièce et chef d'orchestre de l'Ensemble depuis cinq ans. Ils répètent depuis novembre dernier et le font tous par passion pour la musique. « Plusieurs d'entre eux ont fait leurs études en musique, d'autres sont en train de les compléter. Ce sont vraiment des mélomanes », ajoute M. Robidas.
Attachants personnages
On pourrait penser que les producteurs ont choisi cette pièce en raison de la sortie récente du film sur grand écran. Il s'agit plutôt d'un heureux hasard. L'idée a germé il y a près d'un an et demi. « On ne savait pas que le film allait sortir. Disons que ç'a bien adonné. Tout le monde est dans le mood de La Belle et la Bête », remarque M. Ducharme.
Et à quoi peut-on s'attendre de cette réinterprétation? « Ce sera très semblable au dessin animé sorti au début des années 90 », souligne Martin Ducharme, pour qui il s'agit d'une deuxième expérience en production de comédie musicale.
Il précise que, étant donné que les pièces sont louées à Disney, une certaine adaptation doit être faite en fonction du budget, notamment. Les dialogues et les chansons ont également été traduits en français.
« Les personnages sont très attachants. Lumière et Big Ben, la chandelle et l'horloge, entre autres. Ils vont voler le spectacle. Ils sont tellement drôles! Et les acteurs qui les incarnent sont vraiment bons », commente M. Ducharme.
Marianne Chapdelaine a accepté le rôle de Belle sans hésitation. « C'était mon film et ma princesse préférés quand j'étais jeune. Même si je viens de retourner à l'école et que je suis pas mal occupée, je souhaitais me lancer dans ce projet », explique l'interprète, qui détient une maîtrise en chant classique de l'Université de Montréal. Il s'agira de sa première comédie musicale, elle qui a déjà participé à plusieurs productions d'opéra.
Simon Landry a hérité du personnage de la Bête. Avant de plonger dans le projet, il était peu familier avec l'univers du film.
« J'ai fait mes petites recherches quand j'ai su que j'avais le rôle. Je suis allé lire le conte à l'origine de La Belle et la Bête. J'ai appris que l'histoire était présente dans plein de cultures partout dans le monde, avec des petites variantes. C'est super intéressant », raconte celui qui possède un baccalauréat en chant jazz ainsi qu'un diplôme de deuxième cycle en chant classique de l'Université de Sherbrooke.
S'il concède que son rôle lui demande un gros travail intérieur, Simon Landry précise qu'il ne sort pas trop de sa zone de confort, lui qui a joué le rôle de Dracula dans la précédente production de Martin Ducharme.
« Les moments les plus émotifs sont les plus difficiles. Il faut avoir l'air vrai, sans que ça ait l'air trop grossier et ça doit rester simple, car la pièce s'adresse aussi aux enfants », confie-t-il.
Le défi des costumes
Avec des personnages comme la Bête, Lumière, Big Ben et Chip, ce n'était pas une mince affaire de confectionner des costumes, mais Virginie Beaudin était qualifiée pour répondre au défi. La costumière, qui a travaillé pendant trois ans pour le Cirque du Soleil, a aussi complété une spécialisation en fourrure lors de ses études en mode. Également ergothérapeute, elle avait le souci de confectionner des costumes excentriques et extravagants, mais aussi sécuritaires, confortables pour ceux qui les portent, et adaptés au décor.
Vous voulez y aller?
La Belle et la Bête
8 et 9 juin à 20 h,
10 juin à 13 h et 20 h
Théâtre Granada
Entrée: 33,50 $