Audrey Bacon, chargée de projets à la Maison des arts de la parole, participe à l’organisation du 13e Festival du texte court qui aura lieu du 24 au 27 mai 2018.

Un 13e Festival du texte court

Il était une fois un festival de partage. Une occasion de découvrir le texte court dans toutes ses couleurs et de s’évader au son des paroles de conteurs, de poètes, de slameurs, de performeurs ou de tout autre artiste des mots.

Cet univers existe bel et bien sous le nom de Festival du texte court; Festicourt pour les intimes. Du 24 au 27 mai 2018, l’événement chapeauté par la Maison des arts de la parole souhaite enchanter le centre-ville de Sherbrooke avec une programmation que l’on a voulue riche et variée. Tous y sont conviés, ne serait-ce que pour une seule soirée, « juste pour l’essayer ».

« Qu’as-tu à perdre ? » répondrait aux indécis Audrey Bacon, chargée de projets à la Maison des arts de la parole. Elle même, il y a tout juste un an et demi, découvrait le monde de la littérature orale et en tombait amoureuse au même moment.

« C’est important de permettre à un public qui n’est pas nécessairement dans le monde de la littérature orale d’y participer et d’apprécier le temps qu’il y passe. Pas besoin d’être un intellectuel ni d’avoir un doctorat en littérature pour aimer son expérience, soutient Audrey. C’est juste pour la beauté de la chose ! »

Passions à l’honneur
Le festival ne met en vedette que des artistes professionnels et émergents. « Ce sont de vrais passionnés qui ne demandent qu’à faire découvrir des textes qui n’auraient peut-être pas été entendus ailleurs. Ils sont amoureux des mots, des paroles, et ils souhaitent venir prononcer les leurs à voix haute en faisant abstraction des barrières entre l’auteur et les oreilles », mentionne Audrey.

Queen Ka et Amélie Prévost sont de passage à Sherbrooke pour ouvrir le bal avec leur spectacle Fol ouvrage (Torcher des paillettes). L’œuvre des deux artistes établies s’intéresse aux femmes en 2018, à travers une poésie espiègle et incarnée.


«  Pas besoin d’être un intellectuel ni d’avoir un doctorat en littérature pour aimer son expérience. C’est juste pour la beauté de la chose !  »
Audrey Bacon

L’activité Ruelles propose de se laisser guider gratuitement (dans les ruelles!) par Douglas Scholes, artiste en résidence à Sporobole, et Frank Poule, poète et performeur sherbrookois. L’organisation a laissé carte blanche et grande confiance au duo pour cette collaboration, qui tentera de dévoiler le visage invisible du centre-ville et de découvrir ce que les bennes à ordures disent de nous.

Duo de poétesses
Slam de contes, l’incontournable du festival selon Audrey Bacon, met plus d’une douzaine de conteurs et de slameurs de la région en compétition. Chacun dispose de cinq minutes pour envoûter les juges et remporter les derniers moments de scène. Le vainqueur couronnera la soirée avec le récit de son choix.

Les nouveaux curieux s’identifieront facilement aux textes partagés dans Généalogie. La très crue Marjolaine Beauchamp, le théâtral André Gélineau et l’enracinée Stéphanie Pelletier s’expriment chacun sur le thème de la famille. Les prestations sont suivies d’un micro ouvert, accompagné en musique par La Fièvre. Ce duo de poétesses musiciennes s’approprie finalement la scène pour terminer la soirée.

En clôture de cette édition, cinq poètes et deux musiciens se réunissent dans un cabaret spontané et diversifié. De l’absurdité de Yan St-Onge à la profondeur sociale de Zéa Beaulieu-April en passant par la spiritualité de l’auteure anglophone Tanya Evanson, chacun, espère Audrey Bacon, trouvera lecture à son intimité.

Tous les détails de la programmation se retrouvent au festicourt.org.