Le vernissage des dernières œuvres de François Haguier aura lieu le jeudi 26 avril à l’Irisium, sur la rue Wellington Nord, dans une formule 5 à 7.

Tourné vers l’abstrait

Bien connu pour ses tableaux de panoramas urbains, le peintre sherbrookois François Haguier présente cette semaine son exposition Territoires intérieurs à l’Irisium sur la rue Wellington Nord. L’artiste d’origine française y montrera plusieurs tableaux abstraits.

« Au début quand j’ai commencé à peindre, c’était plus de l’art décoratif avec de grands tableaux de type "skyline" très flash, explique celui qui est peintre professionnel depuis 2013. Progressivement, j’ai changé de technique et d’outils, qui m’ont forcé à développer de nouvelles créations un peu plus abstraites et pâles. Le fini est moins brillant et plus brutal. Je travaille même certains tableaux avec du papier sablé qui donne des éclats de lumières aléatoires qui viennent de la peinture qu’on arrache. »

Mais François Haguier, graphiste de formation, n’a pas non plus délaissé totalement son amour pour les toiles urbaines.

« Chacun voit un peu ce qu’il veut, mais on retrouve des semblants de paysages. On peut se raccrocher à quelque chose, inconsciemment je place des blocs qui rappellent des bâtiments. On voit des formes, mais c’est aux gens de juger. »

François Haguier s’est fait connaître avec des toiles représentants des villes. Le chemin de fer à l’avant-plan est présent dans chacun de ses tableaux, comme une signature.

Lorsqu’on lui demande quelles sont ses inspirations, M. Haguier cite immédiatement Salvador Dali, même si ses créations diffèrent énormément de celles de l’artiste espagnol.

« On ne voit pas nécessairement l’inspiration de Dali dans mes toiles, mais je m’inspire de sa philosophie de travail, de sa façon d’être ouvert et attentif à tout ce qui l’entoure, à toutes les petites étincelles de création. Un matin, j’écoutais la radio et ça parlait d’un vignoble du nom de Scala Dei, ce mot-là est venu me frapper dans l’oreille et je me suis dit que ça serait un beau nom de tableau. J’ai fait des recherches sur internet et le vignoble en question ressemblait énormément à un tableau que j’étais en train de peindre et pour lequel je cherchais justement un nom. C’est extraordinaire lorsqu’une situation de la sorte arrive. C’est ce que je retiens de Dali, d’être à l’écoute du monde qui t’entoure. »

François Haguier a également décidé de produire des œuvres de plus petites dimensions que par le passé.

« Il ne faut pas se voiler le visage non plus, les petits formats se vendent à des prix plus abordables, admet-il. C’est une façon de travailler différente, ça change complètement la gestuelle. Il faut avoir un plus grand contrôle. »

Le vernissage aura lieu le jeudi 26 avril dans une formule 5 à 7 à l’Irisium. Les œuvres resteront en exposition jusqu’au 27 mai avant de déménager à Granby au Centre culturel France-Arbour.

« La place est plus grande là-bas donc il y aura peut-être d’autres œuvres un peu plus abstraites qui seront ajoutées », glisse M. Haguier.