Talk Nice se compose d’Antoine de Martel, Didier Bergeron, Simon-Pierre Lacasse et Victor Tremblay-Blouin.

Talk Nice rattrapé par la musique

Le moins qu’on puisse dire de Victor Tremblay-Blouin, c’est que la musique semble le rattraper malgré lui. Membre de la formation sherbrookoise Whale Street, qui avait notamment remporté le concours régional I’LL Musik en 2011, ce diplômé en théâtre du Séminaire de Sherbrooke avait mis de côté sa passion parallèle pour le chant après la séparation du groupe. Mais le voici de retour au sein d’une nouvelle bande musicale, Talk Nice.

« Depuis six ans, je m’étais concentré sur mes activités d’acteur, de directeur de casting et de massothérapeute », raconte celui qui, Montréalais depuis 2012, a notamment agi comme coach auprès des deux jeunes acteurs du court métrage Fauve, du Sherbrookois Jérémy Comte (un film lauréat de plusieurs prix). « Jusqu’à ce que je rencontre Antoine de Martel et Simon-Pierre Lacasse, deux amis de la femme de mon meilleur ami, mais surtout deux excellents guitaristes. »

Il n’en fallait pas plus pour que la flamme renaisse chez ce Sherbrookois doué d’une magnifique voix haut perchée. Talk Nice est un trio qui frappe d’abord par son dénuement. S’il fait penser à Harmonium et Simon and Garfunkel par sa façon de mettre en exergue les guitares acoustiques et les voix, le groupe a quand même sa signature propre.

« J’avoue que ça a été difficile au début d’entendre ma voix aussi en avant », confie Victor, qui fait deux heures d’exercices vocaux par jour pour la garder en forme. « Mais Antoine est un gars de rock progressif comme Gentle Giant et Genesis. Simon-Pierre est plus folk, plus Neil Young. Et moi, j’ai des influences britanniques comme The Cure, The Smiths et Joy Division. Talk Nice est l’amalgame de toutes ces choses, où chacun fait des compromis. C’est ce qui donne quelque chose de distinct. On essaie de créer quelque chose d’inédit. »

Quatrième mousquetaire

Le groupe compte un quatrième mousquetaire, Didier Bergeron, un autre Sherbrookois qui n’est pas toujours sur scène, mais qui se charge des arrangements et de la réalisation des chansons. Celles-ci naissent au sein du trio de départ, sous forme de mélodies vocales. C’est ensuite Carly Rosalie Vendergriendt (la blonde de Simon-Pierre) qui couche des paroles en anglais sur les onomatopées de Victor. « Elle signe tous les textes, sauf Let Me Go, qui est de moi. C’est la première, celle où la connexion musicale s’est créée entre nous. »

Talk Nice a pris 18 mois pour réaliser son premier microalbum de six plages, Afterglow, lancé à la fin d’avril. Le groupe est maintenant fin prêt pour la scène. « Nous voulions vraiment avoir du matériel intéressant à proposer. Nous avons d’ailleurs deux nouvelles chansons à faire découvrir en spectacle. »

Vous voulez y aller?

Talk Nice
Avec Wooden Bathtub
Jeudi 21 juin, 21 h 30
La Petite Boîte noire
Entrée : 10 $ (incluant le microalbum)