Le président d’honneur du symposium, Claude Bonneau, a profité de la fin de semaine pour réaliser une toile inspirée d’une maison de Danville.

Symposium des arts de Danville : une 20e édition haute en culture

C’est avec humilité, et après avoir consulté les habitués des symposiums et les artistes, que le président du Symposium des arts de Danville affirme que l’événement figure parmi les meilleurs au Québec. Le succès de la 20e édition qui s’achevait lundi vient appuyer son propos.

« Les artistes nous en ont mis plein la vue. Nous les remercions de leur générosité et d’avoir partagé leur passion avec nous », souligne le président, Mario Morand, tout en remerciant au passage la centaine de bénévoles qui mettent la main à la pâte pour la longue fin de semaine.

Cette 20e édition aura aussi permis de battre le record de vente d’œuvres, soit 165 pour un total de 63 206 $. Un succès sur toute la ligne qui confirme la tenue d’une 21e édition dont la présidence d’honneur sera assurée par Caroline Dion, artiste de Victoriaville.

« C’est un honneur considérant la qualité des artistes ici », mentionne celle pour qui cette bonne nouvelle arrive à point à la suite de la perte de son père la semaine dernière.

Un public ouvert

Fidèle à son habitude, le président d’honneur de l’édition 2018, Claude Bonneau, a profité de la fin de semaine du Symposium pour créer une œuvre devant public. C’est une maison de la rue du Carmel qui a été la source de son inspiration cette fois.

« C’est la splendeur et la prestance des poutres blanches qui m’ont marqué de cette maison », explique le peintre qui en est à sa quatrième visite au Symposium des arts de Danville.

C’est d’ailleurs une peinture qu’il a réalisée lors du Symposium 2017, aussi inspirée d’une demeure du village, qui a offerte en tirage parmi les visiteurs au profit de l’événement. L’entièreté des 3000 billets a été vendue et c’est Carmen Lamy de Granby qui a remporté l’œuvre convoitée.

« À Danville, ce qui est marquant c’est le site. Les maisons sont magnifiques et ont un style architectural bien spécifique. Ce que les gens ont fait avec ces maisons, c’est aussi de l’art et ça touche les artistes », estime Claude Bonneau.

« Le public est aussi très gentil et ouvert. Les gens posent des questions et reviennent d’année en année, il y a des relations qui se créent. Si un événement perdure pendant 20 ans, c’est que le public répond présent », enchaîne-t-il.

En tant que président d’honneur, Claude Bonneau avait le privilège d’inviter deux artistes de son choix qui n’avaient encore jamais participé au Symposium des arts de Danville. Il a ainsi choisi de faire découvrir Denis Beaudet de Saint-Colomban et Jean-Simon Bégin de Pont-Rouge, qui utilisent tous les deux la peinture à l’huile comme médium de prédilection.

 « Les artistes espèrent être sélectionnés pour participer au Symposium des arts de Danville. C’est un privilège d’être ici », souligne le président d’honneur.

Denis Beaudet s’est d’ailleurs vu remettre le prix coup de cœur du public, ce qui lui assure une place lors du prochain symposium. C’est avec beaucoup d’émotion qu’il a accepté la récompense à l’occasion de la cérémonie de clôture.

L’artiste de Victoriaville, Hélène Charland, a quant à elle mis la main sur le prix Jean-Paul Lapointe, décerné par ses compatriotes créateurs pour son dynamisme et son leadership.

Plus de culture

Si par souci de qualité le comité organisateur du Symposium des arts de Danville a choisi de ne pas présenter plus d’artistes que les 46 de cette année, il a toutefois misé sur une multitude d’activités et d’ateliers pour faire rayonner la culture.

Les visiteurs ont entre autres pu voir une exposition de photos anciennes, découvrir la sculpture sur pierre et sur bois, assister à une pièce de théâtre et même à un jam de tam-tam. Plusieurs activités d’initiation à l’art ont aussi été offertes pour les enfants.