Les animateurs Frédéric Choinière et Jean-Sébastien Busque ont rapidement mis à l’aise leurs jeunes invités de l’école Christ-Roi de Saint-Camille (Jeanne, Félix, Élaudy et Jean-Lou) lors du tournage d’un épisode de la prochaine saison de Vite pas vite, à Ici Radio-Canada Télé. Ici, ils s’apprêtent à relâcher des cravates reliées par des élastiques.

Sur le plateau de Vite pas vite

Les tournages ont repris pour les Productions du 13e de Saint-Camille à qui Radio-Canada a confirmé la commande pour une deuxième saison de Vite pas vite.

« C’est le plus beau des commentaires que de se faire demander exactement la même chose par le diffuseur », fait savoir Jean-Sébastien Busque, de la boîte de production de Saint-Camille. L’équipe de tournage sillonne donc à nouveau les routes du Québec, à la rencontre de jeunes de 5e année curieux et inventifs. La Tribune a été invitée sur le plateau à l’école Christ-Roi de Saint-Camille.

Rappelons qu’à l’aide d’une caméra pouvant filmer jusqu’à 2000 images secondes, les deux animateurs de Vite pas vite, Jean-Sébastien Busque et Frédéric Choinière, ainsi que les différents groupes de jeunes invités tentent des expériences loufoques et uniques qu’ils regardent par la suite au ralenti. Ils découvrent alors des mouvements et des réactions imperceptibles à l’œil nu.

La journée commence tôt aux Productions du 13e. À 6 h 15, on charge les camions vers l’école, puis on prépare le studio dès 7 h en attendant l’arrivée des enfants à 8 h. Chaque fois, il faut composer avec une salle de tournage différente. À Saint-Camille, elle est particulièrement petite, confie Jean-Sébastien Busque.

En tout, ce sont sept personnes qui font partie de l’équipe de tournage : un caméraman, un aide-caméraman, un éclairagiste, un preneur de son, un directeur photo et les deux animateurs. À cela on ajoute une accessoiriste, un photographe et les quatre élèves participant à l’émission et prêtant main-forte à l’équipe. Car c’est aussi ça, la particularité de l’émission : les élèves sont parties prenantes du tournage.

Bac de jell-o

Dans la journée, on tournera un épisode le matin et un autre en après-midi, pour quatre expérimentations en tout. Élaudy, Jean-Lou, Jeanne et Félix ont mis la main à la pâte les premiers. Les expériences ont été amusantes, mais voir l’envers du décor d’un plateau de tournage était aussi une expérience en soi. « Je ne pensais pas que ça se passait comme ça », confie Jeanne.

Par exemple, pour l’introduction, on reprend la scène trois fois afin d’avoir des angles différents. Les jeunes ont donc dû répéter les mêmes réponses le plus fidèlement possible.

En après-midi, Colin, Arnaud, Philémon et Roxanne prennent le relais. Au menu : faire tomber une boule de quilles dans un immense bac de Jell-O (l’idée de Philémon). Après les consignes de sécurité, le tournage commence. Si on sent la gêne au début, les jeunes prennent rapidement leur aise et n’hésitent pas à poser des questions. Les blagues des animateurs et la convivialité qui règne dans l’équipe aident grandement.

Colin se retrouve rapidement avec les écouteurs sur la tête et la perche de son entre les mains. La distribution des tâches continue : la claquette (clap), la caméra Go Pro, l’appareil-photo, la mise en place… Les enfants s’échangeront les rôles au cours des deux expériences.

Puis vient le moment qu’ils attendaient tous (même les plus vieux) : Philémon grimpe dans un escabeau et laisse tomber la boule dans la gélatine rouge. Ça éclabousse partout. Les élèves ne peuvent s’empêcher de plonger les mains dans le bac par la suite, non sans lâcher des gloussements mélangeant à la fois dégoût et satisfaction.

« On a développé une expertise pour travailler avec les jeunes et la caméra 4K, mais aussi dans le nettoyage! » lâche à la blague Jean-Sébastien Busque. « Il faudra mandater quelqu’un pour expliquer aux profs ce qui est arrivé à leur babillard… », lance Max-Pol, l’éclairagiste, en essuyant des documents épinglés maintenant tachetés de rouge.

Après le grand ménage, c’est le temps de regarder l’expérience au ralenti et de s’émerveiller à nouveau. Puis on recommence avec la seconde expérience.

Nouvelle saison, même formule

Ce sont en tout 54 épisodes que les Productions du 13e sont en train de réaliser pour cette deuxième saison, qui sera diffusée sur les ondes de Radio-Canada au printemps 2019. La formule reste la même : un groupe d’élèves réalise et décortique deux expériences par épisode. Le volet numérique revient également avec VPVX, des épisodes web où les deux animateurs s’adonnent à des expérimentations extrêmes.

Quelques nouveautés sont au programme : on continuera d’entendre la musique de Pilou (alias Pierre-Philippe Côté, alias Peter Henry Phillips) dans le générique d’ouverture, mais aussi tout au long des expériences. On aura aussi droit à une émission à thématique Noël en décembre, tout juste avant le début officiel de la deuxième saison. Cet épisode ne sera pas réalisé dans un contexte scolaire, mais mettra tout de même les enfants en vedette. Le tournage est prévu pour le mois d’août à Asbestos.

« On aimerait vraiment créer une version anglaise de l’émission. C’est encore loin, mais on l’envisage », confie en terminant Jean-Sébastien Busque.