Steve Hill

Steve Hill hypnotise

L'environnement de la Wellington Sud offrait une ambiance urbaine calfeutrée. Si le pavé remplaçait le traditionnel plancher noir des salles de spectacles, l'émotion n'en était que décuplée. L'étroitesse de la rue rendait l'endroit intime, resserrant la foule en un long corridor.
Jeudi soir, la scène extérieure du Sherblues a accueilli ses premiers artistes qui n'ont pas manqué de la tester au maximum.
Après une attente de vingt minutes, l'homme-orchestre Steve Hill est entré en scène, au plus grand plaisir de ses fans déjà conquis.
«Salut Sherbrooke.»
Les accords de guitare se sont substitués aux mots. Dans la foule, la réaction n'a pas tardé. Les sourires se sont dessinés. Les bras se sont décroisés. Les pieds ont tapé le sol. Les têtes se sont mises à hocher. L'hypnotisme s'est généralisé et répandu jusqu'à la King Ouest. Peu de gens filmaient la scène, préférant profiter du moment.
Le premier solo a provoqué une hystérie. S'en sont suivis une dizaine d'autres de son album Solo Recordings Volume 2, car le rockeur dans l'âme prend l'habitude de signer ses chansons de passages saisissants.
Encore une fois, le Trifluvien a fait ce qu'il fait de mieux, c'est-à-dire un carnage. Dans l'assistance, on s'étonnait de l'agilité de ses doigts, lui qui joue d'une manière bien à lui, sans pic dans la main droite.
«Je ne le connaissais pas avant, mais c'est une très belle découverte, assez pour acheter sa musique. Son jeu de guitare est hallucinant, il attire des fans de différentes générations et c'est une véritable bête de scène», indique Janie Poirier, une étudiante de l'Université de Sherbrooke qui a délaissé les bières à 2 $ des traditionnels 5@8 pour passer son jeudi soir au Sherblues.
Paul Deslauriers Band a assuré la relève du virtuose. Les deux ont ensuite uni leurs forces pour offrir une prestation décapante aux centaines de personnes présentes.
Thus Owls
Dès 20 h, les édifices de la Wellington ont fait résonner la voix de la chanteuse-multi-instrumentiste Erika Angell, du groupe Montréalais-Suédois Thus Owls qui assurait la première partie de la soirée.
Par moments, on croyait reconnaître Florence & The Machine. Les sons originaux du groupe ont accompagné le soleil jusqu'à son coucher, le bordant de mélodies entraînantes qui ont eu tôt fait de rapprocher la foule.
De son déhanchement caractéristique, la chanteuse alliait autant d'instruments que de styles musicaux pour ensorceler le public. Les succès de leur album Turning Rocks ont résonné à ciel ouvert à travers toute la ville.
Une autre réussite pour le Sherblues alors que 450 personnes ont assisté au spectacle de John Mayall au Théâtre Granada mercredi soir.
Tiken Jah Fakoly
20 h, sur la grande scène (rue Wellington Sud)
Shane Murphy
17 h, amphithéâtre du carré Strathcona
23 h, Liverpool
Elliot Maginot
18 h, Café Bla-Bla
Les Chercheurs d'or
23 h, Boquébière
Le Trouble
23 h, La Petite Boîte noire