Avec l’exposition Sur la route : paysages et réflexions, Stéphanie Vallières présente des clichés croqués lors de ses derniers voyages, notamment dans l’Ouest canadien.

Stéphanie Vallières capture l’aventure

Aventure, voyage et nature : voilà ce qui inspire Stéphanie Vallières dans sa pratique de la photographie. Derrière son appareil, elle a l’impression de capturer des moments de liberté et de plénitude et de les faire perdurer grâce aux photos. Avec Sur la route : paysages et réflexions, elle partage les instants qui l’ont marquée au cours de ses derniers périples.

Avec sa voiture et son sac à dos – et son appareil photo, évidemment –, Stéphanie s’est d’abord dirigée en 2011 vers l’Ouest canadien. C’est à ce moment que la photographe de 28 ans a réalisé qu’elle souhaitait que son art serve à immortaliser ses voyages et à les faire partager.

« J’aimerais vraiment faire du photoreportage. Le voyage, c’est une passion, comme la photo. J’aime capter ces moments où mon esprit est complètement libre », confie-t-elle. Elle pense d’ailleurs que c’est ce qui fait la signature de ces œuvres : des pièces où l’on peut déceler une ambiance paisible, presque zen.

Et pour que l’on saisisse bien cette énergie, elle a choisi d’imprimer ses photos en grands formats de 45 sur 60 cm (18 sur 24 po). Pour que l’on s’imprègne du moment, qu’on soit un peu là avec elle, quoi.

« Je veux aussi proposer quelque chose de vrai, des moments sur le vif, rien de mis en place. Par exemple, dans ma photo au lac Louise, on voit le bout de mon canot et mon sac à dos. Je me suis seulement arrêtée pour capturer ce paysage que je trouvais magnifique », ajoute celle qui a obtenu un diplôme d’études professionnelles en photo à Trois-Rivières.

Jusqu’à aujourd’hui, Stéphanie Vallières s’est aussi rendue en Arizona, en Utah et au Mexique. Des destinations que l’on retrouve toutes dans le corpus choisi pour son exposition. Et elle raconte que ce sont parfois des imprévus qui ont créé les meilleurs souvenirs.

« Je me rappelle, une fois, ça faisait quatre heures qu’on roulait en Arizona, puis on est arrivé devant un canyon immense, avec des cratères orange feu. Puis, tout au fond, il y avait de la neige! C’était magnifique! »

Si la photographe originaire de Saint-François-Xavier-de-Brompton, aujourd’hui résidente de Saint-Georges-de-Windsor, apprécie particulièrement les beaux paysages qu’elle voit lors de ses aventures, la nature plus près d’elle l’inspire également.

Dans son exposition, on retrouve d’ailleurs deux clichés de vaches highland photographiées dans un champ tout près de chez elle, à Saint-Claude. « C’était vraiment spécial, elles sont toutes venues vers moi quand je prenais mes photos », se rappelle-t-elle.

Projets : volcans

Sa prochaine destination? « Je prévois aller au Costa Rica voir les volcans! »

Pour l’avenir, Stéphanie Vallières souhaite aussi se tourner vers le photoreportage et continuer d’exploiter les thèmes des grands espaces naturels. Elle avoue aussi que l’humanitaire, l’idée de photographier des civilisations, l’attire énormément. « Mais je veux que ça reste spontané, je ne placerai pas les gens pour avoir un meilleur angle. Pour moi, c’est important d’avoir des moments authentiques. »

Et que penserais-tu qu’une de tes photos se retrouve dans le National Geographic? « C’est un de mes rêves! Ça ou être publiée dans une revue de plein air, ce serait vraiment fou! » laisse-t-elle tomber, des étoiles dans les yeux.

Les oeuvres de Gabriella Scali sont exposées à l'Espace Hortense de Saint-Camille.