L’artiste LEM a remporté la sixième édition du Concours national de Slam-Poésie du Réseau Québec-France.
L’artiste LEM a remporté la sixième édition du Concours national de Slam-Poésie du Réseau Québec-France.

Slam-Poésie du Réseau Québec-France: LEM remporte la sixième édition

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
L’artiste LEM a remporté la sixième édition du Concours national de Slam-Poésie du Réseau Québec-France qui se déroulait virtuellement samedi.

Au lendemain de sa victoire, la Sherbrookoise d’adoption était fière de sa performance puisqu’elle a tout de même rivalisé avec des personnes qu’elle admire en tant qu’artistes.

« Ils sont dans le milieu depuis bien plus longtemps que moi. Aujourd’hui, ce sont aussi des amis, mais ils continuent tous à m’impressionner. »

En entrevue avec La Tribune, LEM raconte qu’elle ne se voyait pas nécessairement sur le podium, mais elle considère cette première place comme un bel honneur.

Grâce à ce concours, l’artiste LEM se produira prochainement dans le cadre d’une tournée prévue en France au cours de l’année 2021.

Contrairement aux dernières éditions, le concours s’est tenu de manière virtuelle sur la plateforme Zoom en raison de la COVID-19.

« Il y avait un petit côté froid à la fin du concours, car on ne pouvait pas se donner un gros câlin et se dire "à l’année prochaine" dans le stationnement. Au moins, nous avions repris cette espèce de convivialité ce matin en échangeant des petits messages. Mais j’avoue que ce n’était pas la même chose », soulignait LEM dimanche après-midi en savourant le moment.

Excluant cet aspect, le concours virtuel s’est bien déroulé. « En fait, j’étais vraiment impressionnée par toute cette organisation. »

LEM en quelques mots

Il y a six ans que l’artiste a quitté la France pour s’installer au Québec. Quelques mois plus tard, elle s’est remise à l’écriture au même rythme que lorsqu’elle était à Melun. Elle a découvert le slam, un peu par hasard, en cherchant des scènes de poésie à micro ouvert. Finalement, LEM a trouvé une ligue de slam à Montréal.

« Cette soirée-là, j’ai surmonté le sentiment de l’imposteur que je ressentais. Car, la première fois, je ne me sentais pas du tout à ma place. Par la suite, j’ai découvert tous les autres participants et j’ai décidé de revenir le mois après. Depuis, j’en écris chaque mois depuis quatre ou cinq ans déjà », mentionne LEM.

Cette dernière a quitté Montréal pour Sherbrooke au cours du dernier grâce à la flexibilité du télétravail de son conjoint. « Moi, j’étais tombée amoureuse de Sherbrooke au début de l’année, et puis je suis vraiment contente de renouer avec un coin semi-nature qui me manquait énormément à Montréal. »