Trois groupes se sont partagé la scène du parc Victoria lors de la sixième édition du Festival gospel de Sherbrooke.

Sherbrooke vibre au rythme du gospel

SHERBROOKE — La musique gospel a fait danser et chanter quelques centaines de personnes, samedi, au parc Victoria. À l’occasion du sixième Festival gospel de Sherbrooke, deux groupes de Québec en plus de celui de Sherbrooke ont démontré l’étendue de leur talent, faisant découvrir aux festivaliers d’autres pièces que les classiques.

« La mission est de montrer la musique gospel à la population estrienne. Généralement, les gens sont limités à Oh Happy Day ou à Amazing Grace. Cependant, le répertoire gospel est très large, très diversifié », assure la responsable du festival, Brigitte Roussel. 

« Le gospel se chante habituellement dans les églises, poursuit-elle. Nous, avec le Festival gospel de Sherbrooke, on a essayé de faire sortir cela pour que les gens qui fréquentent peu les églises puissent regarder ce qui se passe dans le milieu. »

Même si des fidèles tenaient un kiosque où ils distribuaient des bibles et divers passages de la Parole de Dieu, l’organisatrice assure que l’événement était ouvert à tous. « Il n’y a pas de confession, car tout le monde peut venir. La musique gospel, il faut le dire, porte un message, la parole de Dieu chantée », analyse-t-elle.

Selon Mme Roussel, l’événement devient plus populaire chaque année. « Il y a plus de monde que lors des deux dernières éditions. On souhaite que ça prenne de l’ampleur. Ce n’est pas une religion, on veut montrer à la population le fun qu’on a à chanter du gospel », rappelle-t-elle, précisant que les gens qui prennent place sur scène fréquentent généralement les églises. 

La dame rappelle que les choristes ne sont pas des professionnels de la chanson. « Nous, dans notre chorale, des gens n’ont jamais chanté. On met des outils à leur disposition. Notre professeur est spécialisé dans le chant. On a notre coach qui vient nous donner les bases du gospel. Le gospel a des racines, une histoire. Il va nous expliquer pourquoi c’est né, et les différents styles de musique », explique l’organisatrice du festival. 

« On ne peut pas chanter faux. Car si on chante faux, ça veut dire qu’on ne chante pas vrai ! » résume Ludovick Dubé, animateur du festival et coach vocal.