Petits et grands se sont réunis au parc Jacques-Cartier pour fêter.

Sherbrooke s'amuse au rythme de la Fête nationale

Quelques milliers de personnes se sont déplacés vers le Lac-des-Nations, samedi soir, afin de célébrer la Fête nationale du Québec au rythme de De Temps Antan et des Chiens De Ruelles. Les gens se sont présenté au parc Jacques-Cartier tout sourire avec une seule idée en tête : s’amuser.

Ce qui a plu à Fernand Rivard, un bénévole qui fête la Saint-Jean toutes les années, c’est la diversité. « On voit beaucoup de jeunes et de gens qui viennent d’autres pays. J’ai rencontré des gens qui sont ici depuis quatre mois et qui connaissent déjà le français », se réjouit-il.

Francine Tanguay avait un peu le même discours. « On accueille les gens et on a des sourires et des témoignages. Tout le monde est content. Ce sont des petites choses qui font qu’on se rencontre », assure-t-elle, le sourire aux lèvres.

Le mandataire de l’organisation de la Fête nationale et directeur général de la Société nationale de l’Estrie, Richard Vachon a fait des partenariats pour promouvoir la fête chez les immigrants. « Nous avions commencé ça l’an dernier avec des organismes dont la Fédération des communautés culturelles et Touche Noire. Lorsqu’on organise des événements, on n’a pas la même façon de faire. On entame des dialogues pour être sûrs qu’on se comprend et que ce soit une fête réussie pour tout le monde », explique-t-il.

S’il voulait attirer des jeunes, M. Vachon peut dire : mission accomplie. Plusieurs citoyens âgés entre 20 et 30 ans ont participé à la fête. « Je savais que ça fonctionnerait, car j’ai réussi à recruter beaucoup de jeunes dans l’équipe, notamment à l’université, qui m’ont aidé avec la logistique et les communications. Si ça intéressait les jeunes au point de s’impliquer, clairement, ça allait les intéresser pour venir s’amuser », se réjouit-il.

Les choix musicaux y sont pour beaucoup. « Des personnes plus âgées me demandaient d’amener un Paul Piché, mais moi, je leur réponds qu’ils ont eu la chance de le voir. Parfois, il faut se plonger dans la période actuelle qui a beaucoup à offrir. Souvent, ces gens-là font de la musique à cause des pionniers comme Piché et Vigneault », analyse celui qui monte des spectacles depuis plusieurs années.

Une météo en dents de scie

Tout au long de la journée, le ciel sherbrookois a été nuageux. Quelques gouttelettes vers 19 h ont pu faire reculer quelques personnes.

Est-ce que la possibilité de voir de la pluie a pu freiner quelques fêtards? « Je pense que peu de gens restent devant leur fenêtre et viennent s’il ne pleut pas. Ils vont généralement décider en fonction de ce qu’ils ont vu à la météo le matin même », cogite M. Vachon.
 
« J’aimerais qu’un jour, la Fête nationale soit la seule activité possible, poursuit-il. Ce serait comme une injure, c’est la Fête nationale, tu peux la manquer seulement s’il y a un déluge! », résume-t-il.