Tiken Jah Fakoly

Sherblues: la touche finale d'une édition record

Entourés de brique rouge, des centaines d'amateurs de musique se sont laissés bercer par les mélodies de cuivres sous une lune pleine. Tout au long de la fin de semaine, l'astre nocturne a veillé sur les 21 000 personnes qui ont assisté aux spectacles du Sherblues & Folk.
Encore une fois, la foule n'a pu retenir ses mouvements de danse devant la prestation d'Eddie Shaw & The Wolfgang. Sage de ses 77 ans, M. Shaw a démontré tout son talent, lui qui a remporté le prix du meilleur corniste instrumental au Blues Music Awards coup sur coup en 2013 et en 2014.
Le public n'a d'ailleurs pas caché son appréciation parsemant d'applaudissements chaleureux la performance de blues.
Franklin Electric, un groupe de folk-pop alternatif issu de la métropole montréalaise avait déjà réchauffé l'auditoire en première partie.
Dylan Perron & Élixir de Gumbo ainsi que Rick L. Blues ont complété la programmation de ce quatrième et dernier jour du festival.
Monter la barre
L'édition de cette année peut se résumer d'un seul mot : record. La Wellington Sud a connu son plus grand achalandage vendredi soir à l'occasion du spectacle reggae de Tiken Jah Fakoly.
« On a eu 6000 personnes. C'est la première fois aussi qu'on a un artiste international avec une aussi grande importance. On a ouvert le festival mercredi avec John Mayall et Bears of Legend, deux artistes de renommée aussi », explique Alain de Lafontaine, du comité organisateur.
Chaque année, le directeur général du Théâtre Granada doit reculer la scène de quelques pieds pour accueillir la foule, signe d'une croissance de la participation.
À son habitude, le Sherblues & Folk fait dans la simplicité, laissant toute la place à la musique, tant émergente que de renommée.
« On est axés principalement sur la musique, la découverte de nouveaux talents et les gens nous suivent. On n'a pas de manèges, de kiosques, ou quoi que ce soit et je ne dis pas ça en dépréciation des autres festivals », indique M. de Lafontaine.
À ses yeux, les retombées du Sherblues traversent l'immédiat.
« C'est un festival urbain dans un lieu habité. On fait découvrir des commerces aux gens parce que les spectacles sont dans des lieux qui existent déjà. Ça incite les personnes à revenir. On fait découvrir le centre-ville et on contribue à sa revitalisation. »
Une programmation plus populaire, une température idéale, une meilleure vitrine, plusieurs facteurs peuvent expliquer l'achalandage impressionnant du Sherblues & Folk 2014. Fort de ce succès, Alain de Lafontaine entend bien poursuivre sur cette lancée pour l'édition 2015, car oui il y en aura une.