Tout demeure possible pour le projet de série d'animation de l'entreprise IceWorks Animation de Magog. Radio-Canada a accordé un délai supplémentaire de cinq mois pour amasser les 2,7 millions $ nécessaires pour la création de la série construite autour du personnage d'Amos Daragon. Le producteur Sylvain Viau et son équipe ont jusqu'au 1er décembre pour amasser la somme suffisante.

Série animée Amos Daragon: nouvel espoir pour IceWorks

Tout demeure possible pour le projet de série d'animation de l'entreprise IceWorks Animation de Magog. Radio-Canada a accordé un délai supplémentaire de cinq mois pour amasser les 2,7 millions $ nécessaires pour la création de la série construite autour du personnage d'Amos Daragon.
Le producteur Sylvain Viau et son équipe ont jusqu'au 1er décembre pour amasser la somme suffisante. Selon l'entente précédente, la compagnie devait avoir réuni les fonds le 30 juin. Le projet a connu une dernière semaine difficile alors que la ministre Dominique Anglade a confirmé que la garantie de prêt réclamée ne serait pas accordée par Québec.
« On pensait que tout était fini, c'est une bonne nouvelle », lance Sylvain Viau, visiblement soulagé en entretien téléphonique avec la Tribune.
Le producteur dispose maintenant cinq mois supplémentaires pour amasser près de trois millions de dollars. Son regard est tourné vers l'étranger.
« Je fais des démarches en Chine, en France et au Japon en ce moment, explique celui qui se rendra au pays du soleil levant en août pour discuter affaires. Il y aurait peut-être des possibilités de coproductions. »
Sylvain Viau a vu de l'intérêt de la part de ces pays lors d'un récent festival d'animation. Quelque 300 000 livres d'Amos Daragon ont trouvé preneur en France tandis que 200 000 exemplaires ont été vendus au Japon.
Malgré tout, l'option d'une coproduction reste un plan B pour Sylvain Viau.
« Une coproduction c'est bien, mais le mieux serait de garder l'entièreté du projet au Québec, souligne-t-il. On parle de 50 emplois qui seraient créés à Magog, mais c'est certain qu'une coproduction réduirait les retombées dans la région. »
Cette nouvelle date butoir n'était pas la seule bonne nouvelle pour IceWorks Animation en fin de semaine. Le groupe d'investisseurs locaux qui désirait se porter au secours d'IceWorks continuera de supporter l'entreprise malgré le refus de Québec de garantir un prêt. Ce groupe peut accorder une garantie de prêt de 500 000 $ à IceWorks.
Rappelons que les livres racontant les aventures d'Amos Daragon ont été traduits en 22 langues.