L’exposition Tegumentum de l’artiste Grégoire Ferland est présentée à la Maison des arts et de la culture de Brompton jusqu’au 2 juin.

Sculpter à coup de draps et de résine

Après être passées à New York, Toronto et San Salvador, les œuvres de Grégoire Ferland se retrouvent maintenant à la Maison des arts et de la culture de Brompton. L’artiste sculpteur, peintre et poète dévoile Tegumentum, sa nouvelle exposition qui regroupe ses trois médiums fétiches.

Le mot latin tegumentum, qui signifie « ce qui couvre ou ce qui enveloppe », a été exploité par l’artiste, qui s’est inspiré de la peau pour monter son exposition. « On sait le rôle que joue la peau chez l’être humain, décrit-il. C’est la présence, notre rapport à l’autre. C’est notre première approche. Si on enlève la peau, ça ne marche plus, on a un choc. »

Que pense-t-il de son exposition? « C’est complet. Travailler avec une équipe, c’est intéressant. En même temps, une exposition, c’est de sortir de l’atelier. On ne peut pas faire un montage dans l’atelier. On ne voit pas les œuvres, on fait une peinture et elle s’en va en arrière ou dans un coin. L’exposition offre la possibilité de les sortir et les mettre dans un monde. Pour l’artiste, c’est une découverte. Les œuvres se parlent entre elles », analyse le natif de Saints-Anges.

S’il sculpte habituellement le métal, M. Ferland a changé de matériaux pour cette exposition. « C’est un gabarit de bois et ce sont des draps en coton trempés dans la résine. Ils sont essorés et drapés. Ça prend environ une douzaine d’heures avant que ça durcisse. Moi, je fais toujours ça par période. Les toiles par exemple, si je fais une série, je vais en faire 30. À 30, je suis épuisé, je n’ai plus d’énergie, j’arrête. J’ai vidé le jus et je passe à autre chose. Tu as une adrénaline, si tu la laisses tomber, tu ne la retrouveras pas », explique-t-il, ajoutant qu’une dizaine d’années de travail se retrouvent actuellement à la Maison des arts et de la culture.

Pour sculpter et peindre, M. Ferland se laisse guider par son inspiration. « Je ne travaille pas sur des dessins, je pars toujours de rien », assure l’artiste.

Celui qui habite maintenant à East Angus en est à sa première grosse exposition en Estrie. « On a regroupé différentes œuvres, de la sculpture, de la peinture et des textes et on a fait comme un montage, un scénario », résume-t-il.

« C’est un gabarit de bois et ce sont des draps en coton trempés dans la résine. Ils sont essorés et drapés », explique Grégoire Ferland.

L’exposition Tegumentum se tient jusqu’au 2 juin.