Saloon, le dernier spectacle du Cirque Éloize, s’est arrêté au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke hier.

Saloon : tout en musique!

Saloon nous plonge dans le Far West, le vrai. Le public a droit à une performance éclatée, qui le laissera amusé, impressionné et plus que festif!

Saloon, le dernier spectacle du Cirque Éloize, s’est arrêté au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke hier. On comprend bien pourquoi la première canadienne a été présentée à Sainte-Tite. Dans un univers de cow-boys dynamiques, la comédie musicale et acrobatique a été bien reçue à Sherbrooke. Dès les premières minutes, la musique folk-bluegrass anime la foule. Elle se mélange parfaitement avec les voix, la danse et les culbutes.

Le groupe de musique The Vultures, composé de Sophie Beaudet, Ben Nesrallah et Trevor Pool, interprète les chansons folkloriques avec aisance. Les classiques tels que Ring of fire de Johnny Cash enchantent la grande majorité des spectateurs. Le public était captivé par le groupe, tout en surveillant les mouvements de cirque et de danse qui se déroulaient sur scène. Les yeux des spectateurs tentaient de ne rien manquer.

Chaque chanson amène un nouveau numéro. Le premier, une performance de mât chinois, capte déjà toute l’attention du public. Il suscite plusieurs exclamations des spectateurs épatés. La crainte d’une chute se faisait sentir par des visages cachés ou des postures très droites.

Pour combler cette inquiétude, les personnages caricaturaux déclenchent plus d’un fou rire dans la salle. Un jeu de sons et de mimiques parfaitement exécuté ajoute beaucoup à l’ambiance de fête qui régnait déjà avec la musique entrainante.

Histoire de séduction

La pièce, mise en scène par Emmanuel Guillaume, raconte une histoire de séduction. L’intrigue, peut-être clichée, laisse toutefois place à une bataille impressionnante de prouesses circassiennes entre les hommes pour attirer l’attention de madame. Qui choisir? Difficile de décider.

Vers la fin du spectacle, le trio The Vultures interprète le célèbre morceau Cotton-Eyed Joe. Les instruments, qui n’ont été qu’un élément du spectacle jusqu’à ce moment, sont poussés à l’avant-scène pour nous donner l’impression d’un concert. Tous tapent des mains au rythme de la chanson.

Le dernier numéro est certainement ce que plusieurs ont préféré. Sur une bascule installée au centre de la scène, les artistes se catapultent les uns les autres dans les airs. Ils vont de plus en plus haut et additionnent les pirouettes : le public est fasciné, et il le laisse bien paraitre. La chorégraphie de Nicolas Boivin-Gravel est exécutée avec brio.

Saloon sera présenté le 7 mai à la salle Albert-Rousseau de Québec. Des billets sont encore disponibles.