Sally Folk a déjà entamé la tournée de spectacles accompagnant son nouvel album Troisième acte.

Sally Folk : l'amour sous toutes ses coutures

Amour passion, amour sans joie, amour amitié, désamour : Sally Folk chante l'amour sous toutes ses coutures, parfois de façon sérieuse, parfois sur un ton humoristique, mais toujours avec l'envie de faire réfléchir, quitte à y aller au deuxième degré.
« Je pense que tout est amour. On est capable de trouver l'amour dans toutes les situations, même dans celles où il n'y a pas d'amour. Quand on dit que la haine est aussi forte que l'amour, c'est quand même vrai. C'est un sujet inépuisable, parce que, peu importe comment on définit les relations entre hommes et femmes, il y a plusieurs facettes, et c'est comme ça que je réussis à écrire des chansons et à en faire de petits scénarios », explique la jeune auteure-compositrice-interprète, qui vient de lancer Troisième acte, son nouvel album.
« Mon but, c'est de faire de la chanson, de la bonne pop qui s'écoute bien, mais je veux qu'à la fin, ça soulève des discussions, que les gens soient capables de se poser des questions à eux-mêmes, parce qu'à la base, ce sont des questions que je me pose moi-même. C'est moi qui suis tourmentée finalement! » lance-t-elle en riant.
Pour provoquer?
« Non. Il m'arrive parfois d'écrire des textes et là, il y a une idée qui me vient en tête, comme dans la chanson J'aurai ton enfant quand même (sur le désir de maternité). Je me dis alors que ça n'a pas de bons sens d'écrire ça, que ce n'est pas correct, mais ça me donne une raison de plus de l'écrire, parce que ça touche une de mes cordes sensibles », explique-t-elle.
« Ce thème-là, j'aurais pu le décliner sur tout un album. Ça a choqué des gens, un peu comme avec la chanson Heureux infidèles. Je me pose des questions et je me sers de la musique pour mettre ces questions sur la table », ajoute-t-elle.
Direction : années 1960
Musicalement, Sally Folk donne parfois dans le rétro et une sonorité qui rappelle la musique populaire des années 1960. Volontairement.
« Je travaille avec Michel Dagenais [réalisateur et compositeur qui a oeuvré notamment avec Jean Leloup et Daniel Bélanger]. Michel vient de cette école-là, du rockabilly, Elvis, les années 50 et 60, et ça m'allait très bien quand je l'ai rencontré. Je lui ai demandé d'aller dans cette direction-là et ça ne nous a jamais vraiment quittés, même si Troisième acte est résolument plus rock que tout ce qu'on a fait avant. »
« Quand on travaille en studio, on le fait juste nous deux ensemble et on ne se donne pas de barrière. Il se peut qu'un jour, on sorte un album uniquement guitare-voix, mais, règle générale, on essaie de toucher à plusieurs styles en gardant quand même notre identité. »
Sally Folk a appris ses premiers accords de guitare à l'âge de 25 ans en interprétant des chansons connues, dont La poupée qui fait non, mégatube de Michel Polnareff popularisé en 1966.
« J'avais un ami, Sébastien, du duo Lydia & Sébastien, qui m'avait dit à l'époque de ne pas perdre de temps à apprendre les chansons des autres et d'écrire mes propres chansons. Je l'ai pris au mot! Dès que j'apprenais un nouvel accord de guitare, je l'intégrais à une nouvelle chanson », dit-elle.
Le travail en coulisses
La jeune femme, qui a connu un succès somme toute rapide, l'explique par le fait que ses chansons étaient différentes et apportaient un propos un brin provocateur.
« Peut-être que c'était dans l'air du temps. Les radios m'ont accueillie à bras ouverts. Il se peut aussi que le mariage de Michel et moi ait donné un son quand même unique. Je ne sais pas jusqu'à quel point et c'est sans prétention que je le dis. C'est juste différent de ce qu'on entend... Et moi, je ne suis pas une chanteuse à voix : je suis davantage une auteure qu'une chanteuse », dit Sally Folk.
« Mais, en même temps, j'ai aussi une grosse équipe, une équipe qui a travaillé vraiment fort, des gens amoureux du projet qui l'ont poussé avec beaucoup de passion et ça, le public ne le voit pas. On pense que c'est facile, mais ce ne l'est pas tant que ça. Ça fait quand même dix ans que je travaille sur le projet de Sally Folk et ça fait quatre ans que je suis plus connue », nuance-t-elle.
Vous voulez y aller ?
Sally Folk
Mercredi 22 mars, 20 h
Salle Maurice-O'Bready
Entrée : 45 $
Samedi 8 avril,
Cabaret des arts de Disraeli
Entrée : 20 $
Samedi 29 avril, 20 h
Pavillon des arts, Coaticook
Entrée : 32,50 $
Vous voulez écouter ?
SALLY FOLK
Troisième acte
POP-ROCK FRANCO
Musicor