La prise d’otage a agi comme un véritable électrochoc sur Ariane (Mélissa Desormeaux-Poulin), qui voit rejaillir des souvenirs du meurtre de son père. La santé ne suit plus et le diagnostic tombe : elle fait de la pression artérielle.

«Ruptures»: Ariane sous haute tension

CHRONIQUE / Je me disais qu’elle ne pourrait tenir à ce rythme encore longtemps. Eh bien, Sainte-Ariane Beaumont va craquer cette saison. Un quatrième chapitre de «Ruptures», ma série préférée d’entre toutes, commence sous haute tension, dans la nouvelle case horaire du lundi à 21h, dès le 10 septembre.

Rappelez-vous la finale au printemps, quand ce père fou furieux joué par David Savard a menacé de tout faire sauter, briquet à la main, serrant contre lui l’enfant qui n’est finalement pas le sien. On reprend là où on avait laissé, avec une Ariane (Mélissa Désormeaux-Poulin) complètement paniquée, incapable de raisonner son client. Dose intense de stress dans ce premier épisode, dont notre avocate préférée sortira vidée.

Le drame agit comme un véritable électrochoc sur Ariane, qui voit rejaillir des souvenirs du meurtre de son père. La santé ne suit plus et le diagnostic tombe : elle fait de la pression artérielle. Parce que, oui, elle a des failles. Au point d’être incapable de reprendre le boulot après la prise d’otages, dont je tairai bien sûr l’issue. Entre en scène un nouveau personnage joué par Vincent Leclerc (Séraphin), Me Marc Dalpé, qui prendra le relais à moitié durant sa convalescence. Un être charismatique, qu’elle a connu à l’université, sur qui elle pourra compter, en plus de sa fidèle employée Gabrielle (Dominique Laniel). Mais vous savez bien qu’Ariane ne pourra jamais quitter complètement. À ses risques et périls.

Marie Rousseau (Catherine Trudeau), elle, est dans sa meilleure forme. Vous assisterez à une querelle épique entre Ariane et elle, un échange au cours duquel elles se diront leurs quatre vérités. Et ça fera mal. Hélas, on n’est pas près de voir Claude (Isabel Richer) plaider à nouveau de sitôt. En cure de désintoxication, elle tente de se reconstruire, pendant que l’infâme Jean-Luc de Vries (Normand D’Amour) rêve d’obtenir sa vengeance contre elle. Claude pourrait aussi avoir à ses trousses le truculent détective Alain Grimard (Serge Postigo), qui n’a toujours pas pris d’avoir été berné par elle.

Une des premières causes de droit familial abordées dans la série concerne une femme dont le conjoint, un homme marié, n’a pas donné signe de vie depuis des mois. Brigitte Paquette, qu’on voit trop peu à notre écran, jouera un rôle important dans cette intrigue. On abordera l’histoire d’un enfant transgenre avec Émilie Bibeau et Gabriel Sabourin, alors que Salomé Corbo et Guy Nadon seront d’une autre intrigue.

Sachez que l’histoire entourant l’épouse d’Antoine (Guillaume Lemay-Thivierge) se conclura cette saison. Ça ne veut pas dire pour autant qu’Ariane et lui pourront enfin vivre leur amour. Au fait, Étienne (Vincent-Guillaume Otis), son ex, refera surface et pourrait brouiller les cartes. On saura tout également de l’enquête sur la mort du père d’Ariane, et sur ce que cache Mireille (Sylvie Léonard) à ses enfants. Une cinquième saison est en développement. La directrice générale de la télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult, souligne que la série a conservé sensiblement le même auditoire, malgré ses changements d’horaire. La saison dernière, 943 000 fidèles étaient au rendez-vous.

L’arrivée du talentueux Rafaël Ouellet (Nouvelle adresse, Fatale-Station) à la réalisation pour prendre la relève de François Bouvier donne un nouvel élan à la série, plus soignée. Aux textes, Isabelle Pelletier, Daniel Thibeault et François Camirand font encore un travail remarquable. Il est absolument incroyable que Mélissa Désormeaux-Poulin et Isabel Richer ne soient pas en nomination aux Gémeaux pour leur interprétation, avec le talent qu’elles ont. David Savard récolte la seule nomination de la série, méritée, pour son rôle de soutien.